Prise en charge spécifique de la pauvreté et de la précarité engendrées par la crise sanitaire
Olivier HennoUCI
Sénateur — Nord
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 26/11/2020Mme Brigitte Bourguignon, ministre déléguée auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargée de l'autonomie. Monsieur le sénateur Olivier Henno, votre question me permet de rappeler que la crise humaine et la pauvreté préexistaient à la crise sanitaire. Vous le savez mieux que quiconque, vous qui êtes de la même région et du même département que moi. Nous le savons chacun.
Le Gouvernement a agi depuis le début du quinquennat pour accompagner nos compatriotes confrontés à des difficultés : ce n'est ni une fatalité ni une assignation.
Depuis 2017, plus de 17 milliards d'euros ont été mobilisés. Nous avons mis l'accent sur l'apprentissage, l'insertion sociale et professionnelle – cela me tient particulièrement à cœur – et l'accompagnement des personnes éloignées de l'emploi. Le département du Nord recrutera d'ailleurs très prochainement 2 000 personnes dans les métiers du grand âge, que je rencontrerai bientôt. Il s'agit d'une approche plus émancipatrice, plus humaine et plus sociale, qui vise à sortir les personnes de la précarité, et non à les assigner.
En revanche, les résultats se heurtent à la dureté de la crise sanitaire – nous le savons – et, dans ces moments-là, les vulnérabilités s'accroissent.
C'est pourquoi les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) et de l'allocation de solidarité spécifique (ASS), les étudiants boursiers et les jeunes disposant des aides personnalisées au logement (APL) se verront verser 150 euros dès la fin de cette semaine. Un montant majoré de 100 euros par enfant sera versé à plus de 4 millions de foyers. Des dizaines de millions d'euros ont été mobilisés pour assurer la mise à l'abri des personnes en difficulté, la distribution de masques, l'accès à un emploi ou à une activité adaptée.
Je pense aussi aux 6,5 milliards d'euros dédiés au plan « 1 jeune, 1 solution » pour la formation, l'insertion et l'embauche. Comme l'a annoncé le Président de la République, les premiers résultats sont encourageants.
Olivier Véran a annoncé, hier, un plan de soutien aux associations de 100 millions d'euros pour mieux accompagner les plus précaires face à la crise, en développant des actions innovantes et en accompagnant la transformation des infrastructures. Ce budget viendra compléter les 94 millions d'euros alloués aux associations d'aide alimentaire pour la seule année 2020.
Vous le voyez, monsieur le sénateur, le Gouvernement adapte sa réponse à la crise qui nous touche de plein fouet. Personne ne sera laissé au bord du chemin et nous serons tous associés. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à M. Olivier Henno, pour la réplique.
M. Olivier Henno. Je vous remercie de votre réponse, madame la ministre, mais le pays n'attend pas un empilement de mesures (Mme la ministre déléguée chargée de l'autonomie proteste.) : il attend une réponse humaine. C'est pourquoi notre groupe souhaite un véritable plan de cohésion sociale mobilisant tous les acteurs de terrain. (Applaudissements sur les travées du groupe UC.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Olivier Henno
Encadrement des enfants pendant la pause méridienne
Politique énergétique française face aux normes européennes
Liberté du consommateur autour des dérives de la loi du 17 mars 2014 relative à la consommation
Les conditions de pérennisation de l'expérimentation Equilibres