Accompagnement du secteur viticole touché par les sanctions commerciales américaines
D Daniel LaurentLes Républicains Sénateur — Charente-MaritimeLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/01/2021M. Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation. Monsieur le sénateur Daniel Laurent, aujourd'hui, toute la filière vitivinicole est une victime collatérale – on ne saurait être plus clair – de décisions américaines prises ces dernières années par l'administration du président Trump, dont vous n'ignorez pas tout ce qu'elles comportaient d'incertitude, parfois d'incohérence, et surtout de non-respect d'un certain nombre d'engagements mutuels qui avaient été pris dans le cadre de négociations bilatérales passées.
Autrement dit, tout ce qui a pénalisé et pénalise aujourd'hui encore cette filière vitivinicole fait suite à des décisions américaines, face auxquelles il nous fallait agir – c'est ce qu'a fait l'Europe, notamment – sans aucune naïveté, en faisant montre de fermeté – on ne pouvait laisser sans réponse ces décisions unilatérales prises par l'administration américaine –, tout en travaillant – c'est ce que nous nous employons dès aujourd'hui à faire avec l'administration Biden – à une désescalade dans la discussion, afin de revenir à un système de vrai partenariat, et non plus de guerre commerciale, entre les États-Unis d'Amérique et l'Union européenne.
Il faut avancer avec la nouvelle administration Biden, mais, là encore – je sais que vous le savez, monsieur le sénateur –, sans aucune naïveté, avec la même exigence dans la discussion, la même fermeté et la même volonté – j'y insiste – de désescalade.
En parallèle de cette action, le rôle du Gouvernement, sa responsabilité, est d'aider pleinement et fortement la filière du vin – je pense à cette belle filière du cognac que vous connaissez si bien et qui est ô combien affectée aujourd'hui ! –, via un ensemble d'aides : aides au stockage, exonérations de charges, nouvelles aides au titre du fonds de solidarité, soutien à la compétitivité.
Il nous faut rester sur ces parts de marché américaines, donc obtenir cette désescalade ; nous nous y employons. Vous le voyez, monsieur le sénateur : nous sommes sur tous les fronts. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à M. Daniel Laurent, pour la réplique.
M. Daniel Laurent. Monsieur le ministre, les aides sont indispensables. Mais ce qui l'est davantage encore, c'est de permettre aux viticulteurs, négociants et exportateurs de conserver leurs parts de marché et de vivre de leur travail, en supprimant ces taxes et, surtout, en n'en créant pas d'autres sur notre territoire.
Monsieur le ministre, plus de promesses non tenues ! Nous attendons des actes et du courage politique. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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