Ouvertures et fermetures de classes
Laurent SomonLes Républicains
Sénateur — Somme
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 04/02/2021Mme Nathalie Elimas, secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, chargée de l'éducation prioritaire. Monsieur le sénateur Laurent Somon, les choix qui ont été faits depuis le début du quinquennat sont clairs : nous menons une action résolue pour la réussite de l'ensemble de nos élèves. La priorité a été accordée à l'école primaire, en particulier à l'école élémentaire, pour assurer à tous les enfants de France les savoirs fondamentaux que sont lire, écrire, compter et respecter autrui.
Vous m'interpellez sur notre relation avec les élus, notamment en ce qui concerne la fermeture de classes. Je voudrais vous dire que le ministère de l'éducation nationale travaille intensément avec l'ensemble des élus sur tous les territoires. Pour cela, nous avons développé une boucle d'information, et nous organisons régulièrement des visioconférences avec les présidents des différentes associations d'élus – elles sont justement destinées à les tenir informés en amont de ce que nous envisageons et à prendre les décisions ensemble.
En ce qui concerne la ruralité et les moyens que nous lui avons dédiés, je l'ai dit, face à la baisse démographique importante – 65 000 élèves en moins –, 2 600 emplois ont été créés pour un coût de 32,6 millions d'euros. Nous poursuivons nos efforts en termes de dédoublement et de limitation à vingt-quatre élèves par classe, en particulier en grande section.
Des efforts sans précédent nous permettent d'améliorer pour la quatrième année consécutive les taux d'encadrement dans tous les départements et de les renforcer encore plus dans les territoires ruraux. Ces taux sont inédits : il s'agit de déployer d'importants efforts pour une école rurale de qualité.
Rappelons aussi que, dans le cadre du plan de relance, 4 milliards d'euros sont destinés à la rénovation thermique des bâtiments publics. Je pourrais également citer nos efforts pour les internats d'excellence, les cordées de la réussite, le numérique ou encore les territoires numériques éducatifs.
M. le président. Il faut conclure !
Mme Nathalie Elimas, secrétaire d'État. Enfin, Jean-Michel Blanquer et moi-même portons le projet des territoires éducatifs ruraux pour créer sur l'ensemble de nos territoires des alliances éducatives.
M. le président. La parole est à M. Laurent Somon, pour la réplique.
M. Laurent Somon. La formation de base reste l'élément fondamental d'un plan de relance et d'avenir. Sur les 2 500 postes annoncés, 2 300 sont ciblés sur le dédoublement des classes de grande section en zone REP+, oubliant les zones rurales, qui concentrent 70 % des difficultés.
M. Jérôme Bascher. Exactement !
M. Laurent Somon. Comme pour nos entreprises qui sont soutenues à coup de PGE,…
M. le président. Il faut conclure !
M. Laurent Somon. … donnez aux écoles de nos territoires une égalité de chance et suffisamment de PGE, des professeurs garants d'une éducation soutenue, quoiqu'il en coûte, sans réduire les moyens du secondaire au profit du primaire et en tenant compte des circonstances sanitaires et des résultats obtenus. Comme le disait Alain, « c'est presque tout que de savoir lire » ! (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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