Aller au contenu
nosparlementaires.

Les votes. Les textes.
Les visages du pouvoir.

Soutenir
Question orale sans débat En attente de réponse #23#

Priorité de vaccination contre le Covid-19 aux personnes porteuses d'une déficience intellectuelle et à leurs aidants

Posée le 25/03/2021 · Ministère interrogé : Solidarités et santé

Philippe Mouiller Philippe MouillerLes Républicains Sénateur — Deux-Sèvres

La question

M. Philippe Mouiller attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la nécessité d'accorder une priorité de vaccination contre le Covid-19 aux personnes porteuses d'une déficience intellectuelle et à leurs aidants familiaux. Actuellement, seules les personnes vivant en foyer d'accueil médicalisé (FAM) et dans les maisons d'accueil spécialisées (MAS) sont éligibles à la vaccination. Or, certains adultes avec déficience intellectuelle vivent dans les foyers de vie non médicalisés, dans des instituts médico-éducatifs (IME), au domicile de leurs parents ou dans un logement indépendant. Même sans vivre en collectivité, ces personnes sont davantage vulnérables en ce qu'elles peuvent avoir des difficultés à respecter les gestes barrières, à reconnaître et exprimer leurs symptômes. Elles peuvent ne pas être en mesure d'être testées faute d'accepter l'introduction d'un écouvillon dans leur nez, d'être capables de cracher ou d'avoir accès à un test salivaire puisqu'il n'y a pas de liste des lieux où il est possible de bénéficier d'un test salivaire. Elles peuvent ne pas être en mesure de coopérer aux soins si elles sont hospitalisées. Elles peuvent être refusées par des hôpitaux ou ne pas être admises en réanimation. Pour ces raisons, il est urgent d'inclure dans la liste des pathologies à très haut risque la déficience mentale quelle qu'en soit l'origine. De plus, les professionnels de l'aide à domicile et les salariés du particulier employeur intervenant auprès de personnes âgées ou handicapées vulnérables bénéficient d'une priorité de vaccination quel que soit leur âge. Or, les aidants familiaux n'en bénéficient pas alors que les personnes handicapées en sont dépendantes pour les actes essentiels de la vie courante ou pour des besoins de surveillance. L'hospitalisation éventuelle de l'aidant est un drame puisqu'il est quasiment impossible de trouver au pied levé une solution de « relayage ». Pire s'il vient à décéder. Et même si l'aidant contracte un covid long, cela obère sa capacité à s'occuper de son proche handicapé pendant des mois, voire des années. Il lui demande s'il entend prendre des mesures afin de répondre aux attentes des personnes déficientes intellectuellement et à leurs aidants familiaux.
⏳ Cette question n'a pas encore reçu de réponse du gouvernement.

Source : senat.fr ↗

Autres questions de Philippe Mouiller

Obligation des communes en matière d'installation de paratonnerres sur les églises

Question écrite · 15/10/2026

En attente

Conséquences de l'application de l'article 76 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026

Question écrite · 04/06/2026

En attente

Intégration dans la réforme de la haute fonction publique des directeurs d'établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux

Question écrite · 04/06/2026

En attente

Difficultés liées à la communication des informations préoccupantes dans le cadre d'une procédure de suspension ou de retrait d'agrément des assistants maternels ou familiaux

Question écrite · 30/04/2026

Répondue
← Retour à la fiche de Philippe Mouiller