Mécanisme Covax
G Gilbert RogerSER Sénateur — Seine-Saint-DenisLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 11/03/2021M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Monsieur le sénateur Gilbert Roger, vous avez raison, la solidarité internationale contre l'épidémie de covid-19 n'est pas uniquement une affaire morale. Il s'agit certes d'une exigence morale, mais aussi d'une exigence en termes d'efficacité collective, pour vaincre la pandémie.
À cet égard, il existe un instrument que nous portons et qui fonctionne, à savoir le mécanisme Covax. Cette initiative a été lancée à la demande de la France et de l'Allemagne, avec le soutien de l'Union européenne. Elle profite maintenant de la collaboration de la quasi-totalité des pays du monde.
Nous souhaitons, comme vous, faire en sorte que le vaccin devienne un bien public mondial. C'est la raison pour laquelle nous avons mobilisé plus de 2 milliards de dollars au sein du Covax.
Nous voulons permettre aux 92 pays identifiés comme les plus faibles d'avoir accès immédiatement aux vaccins – pas quand on sera en mesure de créer des unités de production en Inde ou en République sud-africaine, mais tout de suite ! –, grâce aux laboratoires qui auront passé un contrat avec l'Organisation mondiale de la santé.
Je parle de vaccins très clairement identifiés, pour ce qui concerne tant leur traçabilité que leur sécurité. Ce n'est donc pas une vue de l'esprit, monsieur le sénateur.
Puisque vous souhaitiez des chiffres, je vous indique que les divers financements permettront aux pays les plus en difficulté d'obtenir gratuitement plus de 2 milliards de doses de vaccins avant la fin de l'année. Ces doses seront financées par la communauté internationale : il s'agit donc d'un bien public mondial. Ce ne sont pas des vœux pieux ; c'est la réalité !
Très concrètement, de premières doses de vaccins sont arrivées au Nigeria, au Ghana ou en Côte d'Ivoire, par exemple. Je puis énumérer la liste de tous les pays en précisant le nombre de doses livrées : 600 000 doses au Ghana, 504 000 à la Côte d'Ivoire, 4 millions au Nigeria, 300 000 au Sénégal, etc.
Cette opération engagée sur l'initiative de la France fonctionne, ce qui prouve que, lorsque nous affirmons vouloir faire du vaccin un bien public mondial, nous sommes au rendez-vous.
J'ajoute que nous le faisons aussi pour notre propre sécurité. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – M. Jean-Pierre Sueur applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
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