Finances publiques
J Jérôme BascherLes Républicains Sénateur — OiseLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 17/06/2021M. Alain Griset, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la relance, chargé des petites et moyennes entreprises. Monsieur le sénateur Bascher, que n'aurait-on entendu aujourd'hui si nous n'avions pas accompagné les entreprises ? Que n'aurait-on entendu aujourd'hui si nous n'avions pas accompagné les salariés ? Que n'aurait-on entendu aujourd'hui si nous n'avions pas mobilisé les moyens nécessaires pour soigner les Français ?
À juste titre, vous auriez argué des faillites et des difficultés des gens pour dire que l'État n'a pas joué son rôle. Le Président de la République a décidé de faire un choix, que tous les pays du monde, d'ailleurs, n'ont pas fait : accompagner les entreprises afin que notre économie soit prête, le moment venu, pour la reprise de l'activité ; accompagner les salariés ; soigner les Français.
Nous pouvons en être fiers. Au moment où les courbes commencent à s'infléchir et où la vaccination nous permet d'espérer une situation sanitaire plus satisfaisante, notre économie repart fortement et la baisse de l'emploi est moins forte que dans toutes les prévisions. Au bout du compte, le pari que nous faisons, qui s'assortit certes dans un premier temps d'une augmentation de la dette, est que la croissance nous permettra, dans les prochaines années, de réduire la dette sans augmenter les impôts.
Ainsi pourrons-nous nous prévaloir de l'exemplarité de notre pays pendant cette terrible crise sanitaire. Et dans quelques années, c'est avec satisfaction que nous pourrons comparer ce que la France a fait avec ce qu'ont fait les autres pays. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – M. Pierre Louault applaudit également.)
M. le président. La parole est à M. Jérôme Bascher, pour la réplique.
M. Jérôme Bascher. Monsieur le ministre, vous ne m'avez pas totalement répondu, mais ce n'est pas grave. Je ne puis vous en vouloir : en la matière, vous ne pouvez vous appuyer sur aucune directive claire du Gouvernement.
Reste que la situation des finances publiques de ce pays est exactement la même que celle de l'Italie avant l'arrivée au pouvoir de M. Salvini. Je ne veux pas être responsable de la survenue en France, dans dix mois, d'une situation analogue. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Éric Dupond-Moretti, garde des sceaux, ministre de la justice. C'est extraordinaire !
Source : senat.fr ↗
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