Crise des sous-marins
J Jean-Michel HoullegatteSER Sénateur — MancheLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 23/09/2021Mme Florence Parly, ministre des armées. Monsieur le sénateur, permettez-moi d'abord de rendre hommage à Naval Group, ainsi qu'à toutes les entreprises françaises, aux ingénieurs et aux militaires qui, pendant plus de quatre ans, se sont donnés pour ce programme d'armement.
Notre industrie navale figure parmi les meilleures du monde. C'est une fierté de cultiver en France des savoir-faire uniques, connus et reconnus, qui permettent à notre marine nationale d'être l'une des meilleures au monde.
La rupture de ce contrat, c'est un coup porté à nos emplois. Sans compter les sous-traitants que vous avez évoqués, 650 personnes sont impliquées dans ce programme aujourd'hui à Naval Group en France, 350 autres à Naval Group Australia.
Je sais combien la ville de Cherbourg s'est mobilisée pour réserver le meilleur accueil aux dizaines de salariés australiens qui s'y sont installés, ainsi qu'à leurs familles. Cette mobilisation s'est traduite par la mise à disposition de logements, de services et d'écoles adaptés aux besoins de ces personnes.
Alors, aujourd'hui, qu'allons-nous faire ? Eh bien, nous n'allons pas nous laisser faire !
Nous allons aider nos entreprises à passer ce cap, et ce de deux manières.
Tout d'abord, en sortant par le haut : les études qui ont déjà été réalisées seront payées jusqu'au dernier centime. Nous ne ferons aucun cadeau contractuel !
Ensuite, par le soutien que leur apportera le ministère des armées : nous sommes mobilisés aux côtés de Naval Group et des collectivités territoriales concernées pour trouver des solutions et assurer le maintien des compétences.
Dans cette perspective, le récent lancement en réalisation du sous-marin nucléaire lanceur d'engins de troisième génération ainsi que les travaux portant sur le porte-avions du futur, grands programmes lancés grâce à la loi de programmation militaire, nous aideront beaucoup.
Grâce à cette loi, mais aussi aux nombreux succès que nous avons connus à l'exportation au cours de cette période, plus de 36 000 emplois ont été créés depuis 2017 dans les entreprises de défense : nous n'avons pas fait tout cela pour en supprimer aujourd'hui ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – MM. Pierre Louault et Jean-Paul Prince applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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