Règlementation sur le nitrate dans les zones vulnérables
Bruno RojouanLes Républicains
Sénateur — Allier
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/09/2021M. Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Rojouan, vous savez que j'écoute avec la plus grande attention la voix du monde agricole, à qui nous devons tant.
Sur la question de la directive Nitrates que nous connaissons depuis maintenant fort longtemps, on sait – ce constat est partagé – qu'il y a un enjeu de qualité de l'eau, que nous souhaitons tous améliorer.
Pour répondre à votre préoccupation, qui est tout à fait légitime, je voudrais apporter trois éléments.
Le premier, c'est que nous avons un enjeu de cartographie. Cet enjeu, comme vous l'avez très bien indiqué pour votre département, peut impliquer de soumettre de nouvelles zones à cette directive Nitrates. Je crois pouvoir dire que nous avons fait un gros, et même un énorme, travail de concertation, lequel a débuté, de mémoire, en octobre 2010. Il a fallu mener un véritable travail scientifique : nous avons reçu une première copie que nous avons refusée car elle comportait des failles. Cette copie a été revue, et nous avons réduit significativement le nombre de communes concernées en nous basant sur la raison et la science, comme j'aime à le dire. Aujourd'hui, la cartographie est achevée.
Le deuxième, c'est la question de l'échelon national : le fameux plan national Nitrates. Dans un même souci de concertation, la profession et d'autres nous ont demandé de décaler la mise en œuvre de ce cadre national, non pas au 1er septembre 2021, mais au 1er septembre 2022. Nous avons accédé à cette demande afin de nous donner le temps de nous mobiliser pour accompagner les agriculteurs.
Cela me conduit à mon troisième élément de réponse. Sur cet enjeu collectif de la qualité de l'eau, nous devons à nos agriculteurs un accompagnement : celui des agences de l'eau, celui des régions, parce que de nombreux financements passent par leur truchement – vous le savez, car dans votre belle région les appels à projets ont d'ores et déjà été lancés en matière de diagnostics –, et un accompagnement évidemment de l'État.
Voilà une vue d'ensemble de la dynamique de nos actions, avec le souci – soyez-en certain, monsieur le sénateur – d'accompagner nos agriculteurs dans ce défi, un de plus, qu'on leur demande de relever. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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