Harcèlement scolaire
Xavier IacovelliRDPI
Sénateur — Hauts-de-Seine
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 28/10/2021M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Monsieur le sénateur Iacovelli, j'ai commencé à l'indiquer, il y a en effet plusieurs leviers sur lesquels nous devons avancer.
J'ai évoqué la formation des professeurs et celle des élèves ; vous insistez sur le cyberharcèlement, qui est, par définition, une question internationale, qui engage notamment les réseaux sociaux. Rappelons que tous les pays du monde sont confrontés à cette question : il est donc très important de faire des comparaisons internationales sur ce sujet.
À l'occasion du G7 que nous présidions, nous avons fait de ce thème le sujet d'une conférence internationale, qui s'est tenue à l'Unesco l'an dernier, à la demande de la France. La semaine prochaine aura lieu au Mexique la conférence suivante, visant à définir une stratégie partagée à l'échelle mondiale.
Concrètement, nous devons faire pression sur les plateformes de réseaux sociaux pour que les règles du jeu évoluent ; c'est pourquoi j'ai convoqué ces dernières il y a trois semaines, avant ce dernier drame, pour les entendre sur les responsabilités qu'elles sont prêtes à prendre dans les temps à venir, à l'échelle française, mais avec un impact à l'échelle internationale.
Les premiers engagements que l'on voit poindre seraient, tout d'abord, de faire réellement respecter l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 13 ans, de mener une analyse des algorithmes pour éviter l'addiction aux réseaux sociaux et un certain nombre de logiques délétères qui y sont liées. Ces plateformes pourraient également réagir beaucoup plus vite lorsque des contenus haineux ou du cyberharcèlement sont signalés. Enfin, il a été question de faire évoluer les règles aux échelles nationale et internationale.
Ces pistes sont ouvertes, je leur ai demandé de se responsabiliser et de revenir avec des propositions. Nous serons extrêmement exigeants, il y va de l'intérêt de tous. Même les responsables des plateformes le reconnaissent : ils ont, eux aussi, des enfants.
Cela relève, monsieur le sénateur, ainsi que votre collègue l'a dit, d'une responsabilité collective, et les dirigeants mondiaux commencent à en prendre conscience. Nous allons donc aussi avancer sous cet angle. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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