Harcèlement scolaire
S Sabine Van HegheSER Sénatrice — Pas-de-CalaisLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 28/10/2021M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. Madame la sénatrice Sabine Van Heghe, je vous remercie à votre tour de faire en sorte que cette question soit aujourd'hui fortement évoquée ; je vous remercie également pour le travail accompli sous votre présidence, avec la rapporteure Colette Mélot.
M. Emmanuel Capus. Très bien !
M. Jean-Michel Blanquer, ministre. J'ai évidemment lu votre rapport et je suis en accord avec chacune de ses trente-cinq propositions. Je l'ai dit, je suis évidemment ouvert à assurer leur mise en œuvre. À l'Assemblée nationale, le député Erwan Balanant a également fait des propositions.
Je le répète, cela vaut d'abord pour la représentation nationale, mais aussi, de façon générale, pour l'ensemble de la société : nous sommes ouverts à tout ce qui permet de faire des progrès sur ce sujet.
Nous ne partons pas de zéro : un travail important est mené depuis dix ans sur ces questions et a permis des avancées.
S'agissant d'un sujet que vous soulevez, après le sénateur Gay, celui des soins psychologiques, rappelons les annonces récentes du Président de la République concernant la pédopsychiatrie, notamment la généralisation des maisons d'adolescents, à raison d'une par département, ou la mise en place de consultations psychologiques gratuites.
Tout cela intervient dans un contexte mondial dans lequel tous les pédiatres relèvent une montée du malaise adolescent, liée, notamment, aux confinements. Nous sommes également touchés par cela, même si nous en avons heureusement moins souffert que d'autres. Nous devons donc y travailler, mais le sujet a, encore une fois, une dimension mondiale.
Il est important que nous sachions actionner tous les leviers. Le programme pHARe de lutte contre le harcèlement à l'école nous place maintenant aux avant-postes d'une politique très volontariste à l'échelle internationale.
Nous devons être extrêmement réactifs. C'est pourquoi chaque recteur est aujourd'hui mobilisé sur cette question ; je le leur ai dit à de très nombreuses reprises ces derniers temps. Nous allons étoffer les équipes d'intervention extérieure des rectorats vers les établissements, lorsque ces phénomènes se produisent, et les établissements sont évalués, dès maintenant, sur l'enjeu du climat scolaire.
Pour conclure, je voudrais dire que la question de l'engagement des adolescents, notamment à partir du collège, dans des causes d'intérêt général fait aussi partie de la solution, parce que nous devons développer des logiques de fraternité et de non-violence dans nos établissements. Cela passe aussi par les aspects positifs de l'engagement de nos élèves. (Applaudissements sur les travées des groupes RDPI et INDEP.)
Source : senat.fr ↗
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