COP26 et relance du nucléaire français
Jean-François LongeotUCI
Sénateur — Doubs
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 04/11/2021Mme Emmanuelle Wargon, ministre déléguée auprès de la ministre de la transition écologique, chargée du logement. Monsieur le président Jean-François Longeot, vous avez raison, nous sommes en pleine COP26 et, dans ce cadre, nous avons besoin de montrer l'engagement concret de la France et de l'Europe sur la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre.
Cette réduction passe d'abord par une baisse de notre consommation énergétique en général : la stratégie nationale bas-carbone prévoit cette diminution de la consommation à hauteur de 40 % d'ici à 2030. Elle passe aussi par plus de production électrique, parce que notre électricité est une électricité très largement décarbonée. Elle l'est d'ailleurs parce que, comme la France s'y était engagée, nous avons fermé trois de nos quatre centrales à charbon. La quatrième restera pour sa part en fonctionnement limité tant que l'approvisionnement breton ne sera pas assuré par ailleurs.
En ce qui concerne le mix énergétique, les scenarii proposés par RTE nous montrent deux constantes : la première, c'est le besoin de continuer à produire de l'électricité, parce que notre consommation d'électricité va augmenter ; la deuxième, c'est le développement des énergies renouvelables. Quels que soient le scénario retenu et l'intensité du nucléaire dans notre mix, nous aurons besoin d'énergies renouvelables. C'est vrai de l'éolien en mer, de l'éolien terrestre et du solaire.
Différents scenarii nous montrent aussi l'importance de la place du nucléaire dans ce mix décarboné. C'est la raison pour laquelle la programmation pluriannuelle de l'énergie avait fixé, pour 2035, un horizon de 50 % de nucléaire dans notre production électrique.
C'est aussi la raison pour laquelle le Président de la République soutient, dans le cadre de France 2030, la filière nucléaire, qu'il s'agisse de nouveaux EPR, de SMR ou de recherche dans le nucléaire.
C'est enfin la raison pour laquelle nous allons continuer à marcher sur deux jambes : une électricité décarbonée à base d'énergies renouvelables, d'un côté, de nucléaire, de l'autre.
M. le président. La parole est à M. Jean-François Longeot, pour la réplique.
M. Jean-François Longeot. Je vous remercie de votre réponse, madame la ministre. Celle-ci conforte néanmoins mon idée selon laquelle le Parlement peut et doit avoir son mot à dire dans les décisions stratégiques engageant notre indépendance énergétique. (Applaudissements sur les travées du groupe UC, ainsi que sur des travées des groupes INDEP, RDSE et Les Républicains.)
M. Roger Karoutchi. Très bien !
Source : senat.fr ↗
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