Situation en Ukraine
Fabien GayCRCE-K
Sénateur — Seine-Saint-Denis
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 24/02/2022M. Clément Beaune, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé des affaires européennes. Monsieur le sénateur, je pense que nous en convenons tous dans cet hémicycle, et c'est la position constante du Gouvernement et du Président de la République, les efforts nécessaires doivent être accomplis sans relâche, encore aujourd'hui, pour préserver la paix.
En revanche, je ne partage pas votre analyse sur le rôle dans cette affaire de l'OTAN, « organisation belliciste », dites-vous. Je vous demande pardon, mais, considérant la situation dans laquelle nous nous trouvons, il faut être très simple et très clair : nous savons où sont nos alliances, elles sont dans l'Union européenne et dans l'OTAN. (Protestations sur les travées du groupe CRCE.)
Ce n'est pas nous – et ce n'est pas non plus l'OTAN, les États-Unis d'Amérique ou l'Europe – qui avons voulu un conflit et violé gravement le droit international. Il faut quand même en revenir aux faits !
Nous avons eu ce débat précédemment, on ne peut pas reprocher à la France d'avoir ménagé ses efforts pour ouvrir la voie à la diplomatie, à une solution politique et à la paix, mais, il faut le constater ensemble, ce sont la Russie et le président Poutine qui, en début de semaine, ont choisi le chemin d'une très grave violation du droit international.
Cela aboutit à une réaction d'unité et de fermeté européennes et occidentales – nous l'assumons – au travers de l'imposition, aujourd'hui même, de sanctions coordonnées avec nos principaux partenaires et décidées à l'échelon européen.
Vous évoquez le fait d'avancer vers une solution dans le cadre des Nations unies. Nous l'avons proposé, puisque le Président de la République a demandé dès lundi dernier une réunion d'urgence du Conseil de sécurité – c'est notre responsabilité en tant que membre permanent. Or force est de constater, là encore, que la Russie n'a pas accepté de prendre ce chemin diplomatique et de paix.
Nous ne sommes certainement pas dans la surenchère ou dans la provocation. Nous sommes dans la réponse, proportionnée, mais extrêmement ferme, à des agressions et à des violations territoriales décidées par le président Poutine et la Russie.
Nous devons le constater, mais, soyez-en sûr, nos efforts diplomatiques se poursuivront et je salue le fait que vous les souteniez. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – M. Jean-Marie Vanlerenberghe applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
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