Recapitalisation d'EDF
Thierry CozicSER
Sénateur — Sarthe
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 24/02/2022Mme Olivia Gregoire, secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, des finances et de la relance, chargée de l'économie sociale, solidaire et responsable. Monsieur le sénateur Cozic, je ne vous apprendrai rien, car je sais que Bruno Le Maire a eu l'occasion de vous le rappeler : EDF traverse un moment quelque peu particulier.
La production d'électricité en 2022 sera faible. Elle sera même au plus bas du fait de l'arrêt de plusieurs réacteurs, ce qui représente une perte de 11 milliards d'euros de revenus pour le groupe.
M. François Bonhomme. Il ne faut pas s'en étonner !
Mme Olivia Gregoire, secrétaire d'État. Dans le même temps, le Président de la République a annoncé depuis Belfort, il y a quelques jours, la nécessité d'investir dans la construction de six nouveaux réacteurs pressurisés européens, ou EPR, d'étudier la construction de huit autres et de lancer cinquante nouveaux champs éoliens.
Vous le savez, nous limitons l'augmentation de la facture d'électricité des Français à 4 %. Vous parlez de « mesurette » : il s'agit tout de même d'une grosse mesurette, puisque cet effort, considérable, d'EDF représente un coût estimé entre 7,7 milliards d'euros et 8,4 milliards !
M. François Bonhomme. Cela ne marche qu'une fois !
Mme Olivia Gregoire, secrétaire d'État. Dans ces conditions, nous n'aurons de cesse de le rappeler : l'État n'abandonne pas et n'abandonnera pas EDF.
En qualité d'actionnaire de contrôle d'EDF, l'État soutient totalement le plan d'action de l'entreprise, adopté par son conseil d'administration il y a quelques jours. L'augmentation du capital de 510 millions d'actions se traduira pour l'État, qui détient près de 84 % du capital, par une souscription de 415 millions, avec maintien du droit préférentiel, ce qui représente un apport à EDF de la part de l'État de 2,1 milliards d'euros.
Par ailleurs, monsieur le sénateur, l'État va prolonger, au moins pour les exercices 2022 et 2023, son engagement actuel, qui consiste à percevoir ses dividendes en titres, comme le proposera l'entreprise à l'ensemble de ses actionnaires.
Il s'agit donc d'un double engagement, à la fois pour aujourd'hui et pour demain. L'État réaffirme ainsi sa confiance dans la direction de l'entreprise et dans l'ensemble de ses salariés, ce qui permettra à EDF de restaurer ses comptes, tout en continuant d'investir dans l'avenir. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Thierry Cozic
Remboursement des frais de campagne électorale dans les communes de moins de 1 000 habitants
Commune nouvelle et transfert des biens
Modalités d'application des obligations légales de débroussaillement
Crise énergétique