Réforme du corps diplomatique
D Damien RegnardLes Républicains Sénateur — Français établis hors de FranceLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/07/2022Mme Catherine Colonna, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, monsieur le sénateur Regnard, merci d'avoir rendu hommage aux agents du Quai d'Orsay, qui le méritent. (Marques d'ironie sur les travées du groupe Les Républicains.) Tous statuts confondus, ces agents ont le sens du service public chevillé au corps, comme vous l'avez souligné.
Leur mobilisation au service de nos compatriotes et de notre pays est connue. Elle a tout particulièrement été appréciée lors des crises récentes – pandémie, Afghanistan, Ukraine… –, lorsqu'il s'est agi de protéger nos compatriotes.
Nous avons tous relevé qu'une partie de ces agents a fait grève, le 2 juin dernier, dans un ministère qui n'est pas coutumier du fait.
M. Rachid Temal. C'est même historique !
Mme Catherine Colonna, ministre. Ma responsabilité est d'en tenir compte. Je vais agir dans trois directions.
Je vais tout d'abord mettre en œuvre la réforme de la haute fonction publique, qui ne concerne pas que le Quai d'Orsay. Je l'expliquerai mieux, en montrant les opportunités qu'elle représente en termes de mobilité interministérielle, en consolidant les garanties obtenues par mon prédécesseur, Jean-Yves Le Drian, et en démontrant que quelques contre-vérités n'ont plus lieu de courir.
La mise en extinction des corps des ministres plénipotentiaires et des conseillers des affaires étrangères ne signifie pas, monsieur le sénateur, l'extinction ni des métiers ni des carrières diplomatiques. Le Quai d'Orsay continuera de recruter les meilleurs profils et les diplomates pourront y dérouler des carrières sur la durée.
M. Jacques Grosperrin. Les amis, oui !
Mme Catherine Colonna, ministre. Je compte ensuite examiner la question des missions et des moyens, à la fois budgétaires et en emplois, dans un contexte international où les missions n'ont cessé de croître – climat, santé, biens publics mondiaux, protection des Français…
Enfin, je lancerai une concertation sur l'avenir de notre diplomatie pour réfléchir, notamment avec vous, à l'outil diplomatique dont l'État et les Français ont besoin. Il s'agira d'un exercice important. Nous aurons besoin de vous, de votre regard, de vos idées et de votre exigence pour réussir cette concertation que je souhaite inclusive et positive. (M. Alain Richard applaudit. – Applaudissements sur des travées du groupe INDEP.)
Source : senat.fr ↗
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