Assassinat de Vanesa à Tonneins et politique de suivi des délinquants
Christine Bonfanti-DossatLes Républicains
Sénatrice — Lot-et-Garonne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 24/11/2022M. Olivier Véran, ministre délégué auprès de la Première ministre, chargé du renouveau démocratique, porte-parole du Gouvernement. Monsieur le président, mesdames, messieurs les sénateurs, madame la sénatrice Christine Bonfanti-Dossat, je ne peux commencer cette réponse sans m'associer, et associer le Gouvernement, à la douleur de la famille, des proches et des camarades de classe de la petite Vanesa, ainsi qu'à celle de la population de Lot-et-Garonne. Cette douleur, chacun d'entre nous, comme chacun de nos concitoyens, nous l'avons ressentie lorsque nous avons appris qu'une fois encore une adolescente avait été enlevée, victime de sévices sexuels, et assassinée.
Pour commettre un acte monstrueux, pour s'en prendre à une adolescente de cette manière-là, de sang-froid, pour décider de l'enlever, il faut être un monstre – n'ayons pas peur des mots.
Vous m'interrogez sur le passé judiciaire de l'individu, madame la sénatrice. Une enquête, qui permettra de révéler les mystères et les secrets, est en cours, et je ne peux pas me permettre de la commenter. Je peux néanmoins vous assurer que procureur, magistrats et forces de police sont déterminés, comme vous ou moi le serions si nous étions chargés de l'enquête, à apporter les réponses que nous devons à la famille.
Vous demandez au Gouvernement d'ouvrir la possibilité à des associations de lutte contre les violences faites aux enfants d'entrer dans l'enceinte de l'école. C'est le cas, c'est déjà possible : les directeurs d'établissement sont habilités à accepter l'intervention de telles associations.
Ce drame est intervenu quelques jours avant que la Première ministre ne réunisse un comité interministériel à Matignon sur la question de l'enfance avec Charlotte Caubel, secrétaire d'État chargée de l'enfance, et de nombreux ministres, dont ceux de l'intérieur et de la justice.
La première des trois grandes priorités, c'est la lutte contre les violences faites aux enfants – violence physique, verbale, morale, numérique. Le combat qui est le vôtre, madame la sénatrice, nous le partageons. Je salue l'action que vous menez au sein de votre association. Le sujet que nous évoquons là n'est ni politique ni politisé.
En revanche, ce qui est plus politique, c'est le choix que nous avons fait depuis plusieurs années, parce qu'il le fallait, d'augmenter les moyens alloués à la justice, comme cela n'avait jamais été le cas auparavant, pour qu'elle soit rendue mieux et plus vite. Vous pouvez le croire, nous continuerons sur cette voie ! (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – Mme Nathalie Delattre applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
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