Situation dans le Haut-Karabagh
Bruno RetailleauLes Républicains
Sénateur — Vendée
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 01/06/2023Mme Élisabeth Borne, Première ministre. Monsieur le sénateur Bruno Retailleau, la France, avec ses partenaires, est pleinement engagée en faveur d'un règlement durable du conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Nous suivons la situation avec la plus grande attention, et je sais votre mobilisation sur ce sujet.
La ministre de l'Europe et des affaires étrangères s'est rendue dans la région à la fin du mois d'avril pour appeler les parties à reprendre les discussions, qui étaient alors bloquées. Aujourd'hui, sous l'égide de l'Union européenne, les négociations de paix reprennent. C'est un signal encourageant, et nous saluons à cet égard le rôle actif des États-Unis, avec lesquels nous nous coordonnons étroitement.
Monsieur le président Retailleau, notre pays est engagé au plus haut niveau pour la paix dans la région. Demain, en marge du sommet de la Communauté politique européenne de Chisinau, le Président de la République sera aux côtés du chancelier Scholz et de Charles Michel pour une réunion avec le premier ministre arménien et le président azerbaïdjanais.
Il existe aujourd'hui une voie pour la paix. Elle passe par la reconnaissance mutuelle de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des deux pays, ainsi que par la délimitation de la frontière commune. Nous saluons à cet égard les déclarations du premier ministre arménien Nikol Pachinian.
Dans ce conflit, la France n'oublie pas les enjeux humanitaires et les conséquences du blocage persistant du corridor de Latchine. Aussi, nous n'avons eu de cesse de rappeler la nécessité de mettre en oeuvre la décision de la Cour internationale de justice du 22 février.
Plus particulièrement, monsieur Retailleau, vous avez raison d'évoquer les droits et garanties des populations du Haut-Karabagh, qui doivent pouvoir vivre en paix et en sécurité. Vous pouvez compter sur le plein engagement de la France pour continuer à chercher des solutions durables pour la paix dans la région. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à M. Bruno Retailleau, pour la réplique.
M. Bruno Retailleau. Madame la Première ministre, je sais l'engagement de la France et je reconnais la mobilisation du Président de la République, mais, aujourd'hui, nous devons faire plus, car nous sommes à la veille d'une tragédie. Nous le devons aux Arméniens, ce peuple frère, avec lequel nous partageons tant de notre Histoire, des liens d'affection comme de civilisation : les mélodies de Charles Aznavour ; les compositions de Michel Legrand ; les films d'Henri Verneuil, dont le prénom de naissance était Achod ; l'héroïsme de Manouchian, qui, bientôt, sans doute, entrera par la grande porte au Panthéon.
M. le président. Il faut conclure !
M. Bruno Retailleau. C'est la raison pour laquelle, je le répète, nous devons faire beaucoup plus. Nous avons des devoirs qui nous obligent, madame la Première ministre. (Applaudissements.)
M. le président. Il y a des questions plus importantes que d'autres, et peut-être plus difficiles.
Source : senat.fr ↗
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