Conditions de travail des enseignants
Posée le 21/03/2024 • Ministère interrogé : Éducation nationale et jeunesse
Guylène Pantel RDSE
Sénatrice — Lozère
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 21/03/2024
Mme Nicole Belloubet, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse. Madame la sénatrice Pantel, nous sommes évidemment aux côtés des enseignants - nous ne pouvons que l'être - dans toute la diversité de leurs missions, que vous venez de rappeler.
Il y a trois points à propos desquels je souhaite apporter à nos enseignants un appui clair.
Pour ce qui est tout d'abord de la revalorisation de leur salaire, il faut le dire, entre 2023 et 2024, c'est un effort de 4,8 milliards d'euros qui a été déployé à cet effet, soit trois fois plus que l'effort consenti entre 2013 et 2017. Cela nous permet de donner à nos professeurs titulaires, à nos psychologues, à nos conseillers principaux d'éducation (CPE), un salaire de 2 100 euros net par mois au début de leur carrière. Cette revalorisation importante nous place à cet égard dans la moyenne des pays européens. De surcroît - vous l'avez rappelé, madame la sénatrice -, le pacte qui a été proposé aux enseignants leur permet de prendre en charge des missions complémentaires et d'être rémunérés à ce titre ; beaucoup se sont engagés dans cette démarche.
Pour ce qui est ensuite de leur cadre de travail, qui fait évidemment partie intégrante de leur vie d'enseignants, nous travaillons sur le bâti scolaire avec les collectivités territoriales concernées ; je ne peux en dire ici que quelques mots, mais je rencontre régulièrement les présidents de ces collectivités. Nous avons recruté des assistants d'éducation (AED) pour qu'ils assurent en nombre l'accompagnement éducatif. Quant à la sécurité des bâtiments, nous y travaillons également avec les collectivités et avec les autres services de l'État ; nous aurons demain une réunion interministérielle à ce sujet précis autour de M. le Premier ministre.
Un troisième point me semble important, qui fait aussi partie de la manière dont ils envisagent leur travail : c'est la prise en charge de l'hétérogénéité de nos élèves. Nous accueillons aujourd'hui tous les jeunes, et il est très bien qu'il en soit ainsi, mais nous devons mettre en place des dispositifs qui permettent aux enseignants de le faire : je pense aux accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), aux efforts que nous avons à faire pour une école inclusive et à l'ensemble des mesures que nous devons continuer à construire en ce sens. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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