Situation à Gaza
Posée le 11/04/2024 • Ministère interrogé : Europe et affaires étrangères
Michelle Gréaume CRCE-K
Sénatrice — Nord
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 11/04/2024
M. Stéphane Séjourné, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Madame la sénatrice, la position française sur le conflit en cours repose sur des principes clairs, qui fondent sa solidité. Permettez-moi de vous les rappeler.
La guerre que le Hamas a déclenchée contre Israël le 7 octobre dernier en se rendant coupable du plus grand massacre antisémite du XXIe siècle engendre une tragédie. Ainsi que vous l'avez rappelé, chacun mesure la gravité des événements. Lors de ces attaques, quarante-deux Français ont été tués ; trois de nos compatriotes sont encore otages à Gaza - nous faisons tout pour les libérer.
Nul ne peut ignorer que cette tragédie est aussi celle des civils palestiniens. La population de Gaza manque de tout : eau, nourriture, médicaments. Elle ne doit pas payer les crimes de guerre du Hamas, et Israël doit également faire en sorte que l'aide humanitaire puisse parvenir en quantité suffisante aux civils.
C'est donc une obligation, pour la France, que d'agir.
Nous agissons à tous les échelons. Sur l'initiative de la France, les membres élus et les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU sont en pleine concertation pour adopter une résolution réaffirmant la nécessité d'un cessez-le-feu immédiat, la libération de tous les otages et rappelant les grands paramètres de la solution à deux États.
Nous agissons également sur le volet humanitaire pour remédier à l'urgence. La France peut d'ailleurs s'enorgueillir d'avoir été parmi les premiers pays à contribuer à l'aide humanitaire. Encore hier, aux côtés de la Jordanie, nous avons mené une action de largage d'envergure. Nous poursuivons dans ce domaine la coopération que nous menons depuis quelques mois auprès de ce pays et de l'Égypte.
Enfin, même si cela fait actuellement l'objet d'un débat, il n'y a pas à ce stade de projet de sanctions global contre Israël.
M. le président. Il faut conclure !
M. Stéphane Séjourné, ministre. La France a déjà pris des mesures pour sanctionner les colons responsables de violences en Cisjordanie. Nous continuerons en ce sens si la situation l'exige. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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