Politiques publiques relatives à la famille
Posée le 23/05/2024 • Ministère interrogé : Enfance, jeunesse et familles
Xavier Iacovelli RDPI
Sénateur — Hauts-de-Seine
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 23/05/2024
Mme Sarah El Haïry, ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, de la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse et du garde des sceaux, ministre de la justice, chargée de l'enfance, de la jeunesse et des familles. Monsieur le sénateur Iacovelli, vous avez raison, les familles françaises ont évolué. Elles ont plusieurs visages. Mais, en réalité, il y a une inégalité qui perdure, celle qui existe entre les deux parents, entre celui qui s'arrête et celui qui ne s'arrête pas.
À l'heure actuelle, force est de constater que l'existant ne suffit plus. Plus de la moitié des parents ne prennent pas le congé parental. Nous sommes passés de 500 000 demandes de par an - en très grande majorité, des mamans - à un peu moins de 250 000 demandes. La réalité est là : ce congé éloigne du travail, a des conséquences sur le salaire et creuse les inégalités.
Il est certain, en revanche, que pour accompagner la vie des familles, il faut les regarder telles qu'elles sont aujourd'hui, en donnant peut-être un nouveau visage à la politique familiale et en apportant de nouvelles réponses.
La politique familiale, c'est le soutien de la parentalité, c'est l'accompagnement des mille premiers jours, mais c'est aussi des droits nouveaux.
Aujourd'hui, c'est également l'obsession du Premier ministre, la classe moyenne n'a pas accès à ces droits, car la prestation partagée d'éducation de l'enfant (PreParE) est forfaitaire, fixée à 448 euros : voilà le problème. Lorsque les deux parents travaillent, comment peuvent-ils avoir une chance de se poser la question de rester ou pas auprès de leur enfant au moment de sa naissance ?
Notre objectif est de parvenir à ouvrir un nouveau droit aux deux parents à temps égal, soit trois mois, avec une prise en charge proportionnelle au salaire - 50 % des indemnités journalières - afin de réduire l'inégalité qui existe malheureusement trop souvent entre le salaire de la mère et celui du père, plus élevé. Nous voulons permettre à cette classe moyenne de se poser la question de prendre ou non ce congé.
La concertation a commencé avec les associations familiales et les organisations syndicales, mais aussi avec le monde de l'entreprise.
Notre obsession est la suivante : simplifier la vie des familles, de toutes les familles, en ayant un regard particulier et privilégié - je sais que vous êtes également mobilisé en ce sens - en faveur des familles les plus vulnérables, notamment les familles monoparentales.
Mesdames, messieurs les sénateurs, soyez convaincus que notre mobilisation sera totale pour garantir un nouveau droit aux familles françaises. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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