Pistes d'économies pour le budget de 2025
Posée le 10/10/2024 • Ministère interrogé : Premier ministre
Stéphane Ravier NI
Sénateur — Bouches-du-Rhône
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/10/2024
M. Laurent Saint-Martin, ministre auprès du Premier ministre, chargé du budget et des comptes publics. Monsieur le sénateur Ravier, je ne suis pas tout à fait sûr que votre question me soit adressée, mais je veux répondre tant à la préoccupation que vous exprimez, me semble-t-il, quant à la baisse de la dépense publique en général, qu'à vos interrogations quant aux moyens que nous déployons pour la sécurité de nos concitoyens.
Je l'ai dit tout à l'heure en réponse à une autre question : oui, nous devons redresser nos comptes publics, c'est l'affaire de tous ; oui, nous devons prioritairement faire baisser la dépense publique dans notre pays. Nous avons annoncé notre ambition : les deux tiers de l'effort de 60 milliards d'euros nécessaire pour revenir à 5 % de déficit doivent passer par la baisse de la dépense publique. Au sein de ces 40 milliards, la moitié de l'effort reviendra à l'État.
Alors, où peut-on faire baisser la dépense publique sans abîmer les services publics de proximité dont bénéficient nos concitoyens ?
D'abord, il nous faut savoir retirer les boucliers de protection que nous avons mis en place pendant les crises. L'argent public a été abondamment utilisé pour protéger le pouvoir d'achat de nos concitoyens, notamment face aux hausses des factures d'électricité.
Nous devons aussi faire gagner en efficience la dépense publique. Il y aura beaucoup de travail à mener autour des opérateurs de l'État, leur fusion doit être étudiée, mais il faut aussi déterminer comment les aides à l'emploi peuvent être reciblées, repensées, pour être plus efficaces.
Mais tout cela, monsieur le sénateur, ne devra pas se faire au détriment des fonctions régaliennes de notre pays et de la sécurité de nos concitoyens. Nous veillerons en particulier au respect des lois de programmation en vigueur dans notre pays, qu'il s'agisse des moyens de la police et de la gendarmerie, de ceux de nos armées, de ceux de la justice, ou de ceux de la recherche. Oui, je peux vous le dire, les crédits de tous ces ministères resteront en hausse, pour leur sécurité, mais aussi pour leur avenir et leur investissement.
Nous avons finalement besoin de savoir baisser la dépense publique avec intelligence : cela ne doit pas seulement passer par le rabot et les coupes aveugles. L'ambition qui nous anime suscitera évidemment le débat, au sein de cet hémicycle, pendant de longues semaines, mais nous devons aussi savoir assumer les priorités du Gouvernement : la sécurité de nos concitoyens est l'une d'entre elles. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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