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Question écrite ✓ Répondue #21#

Part des bi-nationaux dans la délinquance

Posée le 06/11/2025 · Ministère interrogé : Intérieur

Stéphane Ravier Stéphane RavierNI Sénateur — Bouches-du-Rhône

La question

M. Stéphane Ravier attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la part importante des étrangers responsables de la délinquance en France. Si, à Marseille, « en centre-ville aujourd'hui, entre 60 et 70 % de la délinquance de voie publique est le fait de personnes en situation irrégulière » selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, le 22 octobre 2025, le ministère a déclaré que le « pourcentage d'étrangers qui peuvent être mis en cause dans la délinquance est de 36% » en France. La question qui reste en suspens, pour bien analyser ce phénomène, est celle de savoir si les bi-nationaux sont compris dans ce chiffre, et si non, quelle est la part des bi-nationaux par nationalité d'origine dans la délinquance en France.

✓ Réponse du gouvernement

Mesurer la délinquance enregistrée par les services de police et de gendarmerie nationales implique de disposer de données fiabilisées, expertisées et avec un recul suffisant pour analyser des phénomènes et des tendances à la fois de long terme et de court terme. C'est pour mieux répondre à cette exigence que le ministère de l'intérieur dispose depuis plus de dix ans d'un service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) conforme aux plus hauts standards de la statistique publique en France et en Europe.

Le SSMSI publie en particulier chaque année, dès la fin du mois de janvier, des données provisoires sur l'année écoulée dans un rapport intitulé : Insécurité et délinquance - Une première photographie. En juillet de chaque année, un bilan présente les données définitives de l'année.

Dans ces publications et dans diverses études thématiques régulièrement mises en ligne sur le site internet Interstats, la question de la nationalité est développée. Sont par exemple indiquées les grandes aires géographiques d'origine des étrangers mis en cause.

Ces données sont issues des bases statistiques fiabilisées du SSMSI sur les mis en cause pour des infractions élucidées par la police et la gendarmerie nationales. Il convient à cet égard de préciser que les logiciels de rédaction des procédures utilisés par la police nationale et la gendarmerie nationale ne permettent pas, à ce jour, de renseigner plusieurs nationalités. Il n'est donc pas possible d'identifier parmi les mis en cause ceux qui disposent de plusieurs nationalités. Il convient en outre de noter que la nationalité des mis en cause ne peut pas être systématiquement vérifiée par les services de police et de gendarmerie, faute de disposer systématiquement des titres d'identité ou de voyage sécurisés ou en l'absence de tout document d'identité.

Source : senat.fr ↗

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