Vulnérabilité des enfants en France
Posée le 28/11/2024 • Ministère interrogé : Famille et petite enfance
Alexandre Basquin CRCE-K
Sénateur — Nord
La question
✓ Réponse du gouvernement
Les violences faites aux enfants prennent des formes multiples (psychologiques, physiques, sexuelles, négligences, etc.) qui souvent se combinent voire s'additionnent. Elles surviennent dans tous les milieux de vie de l'enfant, qu'il s'agisse de la sphère familiale, de l'école, des loisirs ou des activités sportives. Les violences subies durant l'enfance ont des effets négatifs souvent très importants et durables, représentant une lourde perte de chance en termes de santé mentale et physique, de développement, de vie affective, de scolarité, d'insertion sociale et professionnelle.
Dans le prolongement des plans qui l'ont précédé, le plan 2023-2027 ambitionne de poursuivre et de conforter la mobilisation du Gouvernement pour endiguer ce fléau et diffuser une culture de la protection. Il s'articule autour de 6 axes qui se déclinent de façon opérationnelle en 22 mesures qui concernent un large panel d'acteurs institutionnels et associatifs en tant que pilotes ou partenaires des différentes mesures.
Parmi les mesures, les actions suivantes appellent une attention particulière :
- une campagne annuelle nationale de lutte contre toutes les formes de violences avait été lancée du 15 septembre au 26 octobre 2025 dont l'objectif visait à favoriser la responsabilisation de tous les adultes du quotidien et les inciter à contacter le 119, même en cas de doute ou de suspicion de violences ;
- la poursuite du déploiement des Unités d'accueil pédiatrique pour l'enfance en danger (UAPED) ouvertes depuis le terme de l'année 2025 pour atteindre une UAPED par juridiction, politique qui a fait l'objet d'une mission d'expertise confiée à Dominique LAURENS - procureure générale près la cour d'appel de Reims - et dont les recommandations sur la coordination du dispositif aux niveaux national et local ont été remises au Gouvernement ;
- la revalorisation du statut de l'administrateur ad hoc qui suscite des attentes fortes de la part des associations de protection de l'enfance, notamment, quant à la revalorisation de l'indemnité financière ;
- la prévention et l'accompagnement des mineurs auteurs de violences sexuelles qui a fait l'objet depuis un an de différents travaux dont une audition publique organisée par la fédération française des centres ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles donnant lieu à un rapport remis à la haute-commissaire à l'enfance le 16 septembre 2025. Ce rapport comprend une trentaine de recommandations ;
- la systématisation du contrôle des antécédents judiciaires de tous les professionnels et bénévoles qui interviennent auprès des enfants dans les champs de la petite enfance et de la protection de l'enfance. Au 13 janvier 2026, ce sont 3 391 personnes qui ont été écartées de ces champs d'activité en raison de condamnations non compatibles avec l'exercice auprès d'enfants.
Le suivi de ce plan est assuré par la direction générale de la cohésion sociale et la mesure d'approfondissement et d'élargissement du contrôle des antécédents judiciaires a été intégrée au projet de loi relatif à la protection des enfants présenté en Conseil des Ministres le 27 mai 2026.
Source : senat.fr ↗
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