Hausse du chômage
Posée le 30/01/2025 • Ministère interrogé : Travail, santé, solidarités et familles
Alexandre Basquin CRCE-K
Sénateur — Nord
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/01/2025
Mme Astrid Panosyan-Bouvet, ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l'emploi. Monsieur le sénateur Basquin, vous avez tout à fait raison de rappeler que, derrière les statistiques, il y a d'abord des vies. Évoquer les chiffres du chômage, et en particulier la hausse du chômage des jeunes, c'est bel et bien parler de vies et de familles qui sont affectées.
Derrière cette détérioration de la situation de l'emploi, il y a d'abord une dégradation de la situation économique, qui se durcit considérablement ; vous avez dressé le tableau des défaillances d'entreprises et des procédures collectives.
La conjoncture économique, tant européenne que mondiale, est très difficile. Ces difficultés touchent en premier lieu des secteurs qui connaissent une transformation profonde de leur modèle économique : l'automobile, la grande distribution, la chimie.
Parallèlement, le contexte commercial se durcit considérablement et les coûts de l'énergie n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant le covid-19. S'y ajoute une autre incertitude, qui a trait, plus spécifiquement, à la situation politique du pays : cette incertitude freine l'investissement et gèle les recrutements et les grandes commandes - il faut le dire.
M. Alexandre Basquin. Non ! C'est trop facile...
Mme Astrid Panosyan-Bouvet, ministre. Non, ce n'est pas facile ! Vous le savez, le monde économique, c'est-à-dire les entreprises, n'aime pas l'incertitude qui lui est aujourd'hui imposée. (Mme Élisabeth Doineau applaudit.)
Avec mes collègues Catherine Vautrin, Éric Lombard et Marc Ferracci, que faisons-nous ?
Premièrement, nous tentons d'anticiper, donc d'aller au-devant des situations avant qu'elles ne se détériorent, c'est-à-dire avant que les plans sociaux ne dégénèrent en liquidations judiciaires.
Deuxièmement, lorsqu'un plan de restructuration doit être mis en oeuvre, nous travaillons avec les préfectures et avec les services déconcentrés pour nous assurer qu'il est de qualité, qu'il s'agisse de reclassement, de revitalisation ou d'accompagnement.
Troisièmement - cette disposition a été inscrite dans le projet de loi de finances pour 2025 -, nous réactivons le dispositif de chômage partiel de longue durée dit « Rebond » (APLD-R), qui permet de déployer des solutions intermédiaires, via la formation et la reconversion notamment.
M. le président. Il faut conclure !
Mme Astrid Panosyan-Bouvet, ministre. Voilà des actions concrètes !
Enfin, dans le budget pour 2025, nous maintenons les moyens dont dispose France Travail pour accompagner les salariés. (M. François Patriat applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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