Calendrier de déploiement des mesures du comité interministériel des outre-mer
Posée le 13/02/2025 • Ministère interrogé : Outre-mer
Dominique Théophile RDPI
Sénateur — Guadeloupe
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 13/02/2025
M. Manuel Valls, ministre d'État, ministre des outre-mer. Monsieur le sénateur Théophile, vous avez raison et je mesure l'urgence : les difficultés rencontrées par nos compatriotes ultramarins sont nombreuses. Elles appellent des réponses fortes et suivies dans la durée et une action politique pugnace et constante.
Nous avons des urgences : Mayotte - nous en avons déjà longuement débattu ici -, la Nouvelle-Calédonie - je m'y rendrai la semaine prochaine -, et, bien sûr, la vie chère - là aussi, nous en avons déjà discuté ici et je compte m'attaquer à ce sujet avec une très grande détermination.
Le Ciom ne doit pas être un acronyme creux. Celui de 2023 a constitué un temps fort et ses soixante-douze mesures sont maintenant dans les mains des services de l'État. Dès mon arrivée, j'ai décidé d'en suivre l'avancée : trop peu - trente-deux - sont déjà en place. Le mouvement est beaucoup trop lent, nous devons accélérer.
C'est d'ailleurs le sens du choix du Premier ministre d'élever ce ministère au rang de ministère d'État : il s'agit de lui donner du poids pour faire avancer les choses. Vous pouvez compter sur ma détermination ; je ne lâcherai rien !
Il est prévu de réunir le Ciom au cours du second trimestre de cette année et nous mènerons les concertations qui sont nécessaires. Il n'y a aucun tabou : nous aborderons l'ensemble des questions économiques et sociales, notamment la vie chère, la lutte contre l'insécurité et les trafics, celle contre les violences faites aux femmes, l'éducation, etc. Bref, il y a beaucoup de dossiers à examiner.
Les questions institutionnelles devront aussi être abordées et nous devons le faire avec méthode, avec mesure et avec la volonté - je m'y engage - de répondre au sentiment d'éloignement vis-à-vis de la Nation et de l'État, ainsi qu'au sentiment de mépris que ressentent parfois les habitants de ces territoires. Nous devons réduire cette distance ; le Ciom doit servir à cela. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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