Bouclier tarifaire sur l'eau
Posée le 20/02/2025 • Ministère interrogé : Économie, finances, souveraineté industrielle et numérique
Yves Bleunven UC
Sénateur — Morbihan
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 20/02/2025
M. Éric Lombard, ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique. Monsieur le sénateur Yves Bleunven, vous m'alertez sur l'effet cumulé de la réforme des redevances des agences de l'eau et des tarifs votés par les instances des agences pour financer le plan eau.
Avant d'évoquer la situation des industriels, notamment ceux de l'agroalimentaire, je veux rappeler que cette réforme a été votée à la fin de 2023 et qu'elle figure dans la loi de finances pour 2024. Son objectif est d'inciter à la sobriété des usages de l'eau, d'optimiser la disponibilité des ressources et de préserver la qualité de l'eau. Entrée en vigueur le 1er janvier 2025, elle instaure trois nouvelles redevances à la place des anciennes redevances sur la consommation d'eau potable, la performance des réseaux d'eau et la performance des systèmes d'assainissement collectifs.
Le but de cette réforme est d'équilibrer la contribution des différentes catégories d'usagers au financement des politiques de l'eau, de renforcer le signal prix et d'améliorer la lisibilité de la fiscalité.
L'effort demandé aux usagers, qui est effectivement important, vise à gérer une ressource que la transformation du climat rend plus rare et plus difficile d'accès. Il participe de l'adaptation de notre société au changement climatique.
Cet effort se répartit entre 8 000 entreprises, que nous accompagnerons de façon ciblée.
Comme vous l'avez souligné à juste titre, l'impact est considérable pour certaines entreprises. Nous travaillons donc avec les ministres concernés à la mise en place d'un bouclier tarifaire qui permettra de les protéger de ces augmentations, et nous profiterons de la période de transition pour demander aux agences de l'eau d'étudier cette question avec elles.
Enfin, vous nous alertez légitimement sur la situation particulière des industries agroalimentaires, qui sont encore plus que d'autres soumises au stress hydrique.
Un plan de sobriété hydrique de la filière agroalimentaire a été publié en février 2024. C'est notre boussole, et je puis vous dire qu'en s'appuyant sur ce plan le Gouvernement accompagnera l'ensemble des entreprises, et en particulier celles qui sont touchées par ces augmentations. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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