Guerre commerciale avec les États-Unis
Posée le 20/03/2025 • Ministère interrogé : Premier ministre
Franck Montaugé SER
Sénateur — Gers
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 20/03/2025
M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et des Français de l'étranger. Monsieur le sénateur Montaugé, ce fait ne vous a pas échappé : ni la France ni aucun autre pays européen n'a souhaité cette guerre commerciale. La hausse des droits de douane procède de la seule volonté des États-Unis.
Nous l'avons dit depuis le début, la priorité est de démontrer que cette guerre commerciale n'aura que des effets néfastes, non seulement pour l'Europe, bien sûr, mais aussi pour les États-Unis.
Nous continuerons de mener ce dialogue, en proposant un agenda positif à nos amis et alliés américains. Nous avons avant tout besoin de flux commerciaux mutuels en augmentation, d'investissements croisés en augmentation.
Si toutefois de nouveaux droits de douane venaient à être imposés à l'Europe, comme c'est le cas depuis quelques jours pour l'acier, l'aluminium et leurs dérivés, la Commission européenne aurait le devoir de riposter, et la France la soutiendrait en ce sens.
Vous m'interrogez précisément quant au contenu de ces mesures de rétorsion. À quels produits américains pouvons-nous appliquer une augmentation des droits de douane ? Le cas échéant, il reviendra à la Commission européenne d'en proposer la liste. Comme je l'indiquais en réponse au sénateur Laurent, nous devons être intelligents ensemble pour ne pas fragiliser nos propres filières.
Je vous garantis que nous ne laisserons pas tomber la filière des vins et spiritueux.
M. Rachid Temal. Et tous les autres secteurs ?
M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué. Vous l'avez dit, le cognac et l'armagnac connaissent déjà de grandes difficultés sur le marché chinois. Il est de notre devoir de protéger cette filière et d'adapter en conséquence les mesures de rétorsion européennes à l'égard des États-Unis.
Nous avons quelques semaines pour mener le dialogue dont il s'agit avec la Commission européenne.
M. Hervé Gillé. Jusqu'au 7 avril !
M. Laurent Saint-Martin, ministre délégué. Sur ce sujet, je travaille au quotidien avec le commissaire européen Maros Sefcovic. Au plus haut niveau, la France travaille pour que la réponse européenne ne mette pas en difficulté la filière des vins et spiritueux, pôle d'excellence pour l'export français. Vous pouvez compter sur le Gouvernement pour la défendre jour et nuit jusqu'au mois prochain, lorsque ces mesures de rétorsion seront mises en oeuvre. (Applaudissements sur des travées du groupe RDPI.)
M. Hervé Gillé. Bref, rien de nouveau...
Source : senat.fr ↗
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