Conflit israélo-palestinien
Posée le 27/03/2025 • Ministère interrogé : Europe et affaires étrangères
Pascal Allizard Les Républicains
Sénateur — Calvados
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/03/2025
M. Benjamin Haddad, ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé de l'Europe. Monsieur le sénateur Allizard, je vous remercie de votre question. Vous connaissez l'engagement historique de la France dans la région.
Depuis l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre 2023, la position de la France est très claire : nous défendons le respect du droit international humanitaire, la protection des civils, la libération inconditionnelle de tous les otages et un cessez-le-feu permanent pour retrouver les conditions d'un dialogue menant à deux États et assurant la souveraineté des Palestiniens aux côtés d'un État d'Israël vivant en sécurité.
C'est pourquoi nous soutenons les initiatives des médiateurs américains, qataris ou encore égyptiens visant à remettre les parties autour de la table après la rupture récente du cessez-le-feu, mais aussi le plan arabe dont l'objectif est de préparer le jour d'après et la gouvernance à plus long terme de la bande de Gaza. Nous nous employons, avec nos partenaires européens, à contribuer à cette perspective.
Cette gouvernance devra se faire sans le Hamas, mouvement terroriste ennemi d'Israël, mais aussi, bien sûr, ennemi du peuple palestinien.
Vous connaissez l'engagement de notre diplomatie à Gaza, au Liban et dans toute la région. C'est la voix indépendante de la France, une voix singulière de respect et de défense du droit international et de la paix. Vous pouvez compter sur notre engagement pour continuer à la faire entendre.
M. le président. La parole est à M. Pascal Allizard, pour la réplique.
M. Pascal Allizard. Monsieur le ministre, je vous remercie de votre réponse.
On voit ce qu'il reste de Gaza, que l'administration Trump rêve de transformer en Palm Beach sur les bords de la Méditerranée ou en Riviera, quitter à vider le territoire de sa population palestinienne. C'est bien entendu inacceptable !
Les habitants de la région aspirent à la paix, à la stabilité et à une vie normale.
Il me semble que la politique arabe de la France, sa parole singulière, héritée du général de Gaulle, doit redevenir notre boussole diplomatique. Il nous faut contribuer à créer les conditions d'une paix juste et durable pour les deux parties.
C'est, je le crois, cette voix équilibrée que le Président de la République doit faire entendre lors de son prochain déplacement en Égypte.
Nous ne pouvons plus assister en spectateurs aux événements mondiaux, comme c'est, hélas ! le cas pour les négociations en cours sur l'Ukraine. (Applaudissements sur les travées des groupes Les Républicains et SER, ainsi que sur des travées des groupes RDSE, GEST et CRCE-K.)
Source : senat.fr ↗
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