Épidémie de chikungunya
Posée le 01/05/2025 • Ministère interrogé : Santé et accès aux soins
Stéphane Fouassin RDPI
Sénateur — La Réunion
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 01/05/2025
M. Yannick Neuder, ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargé de la santé et de l'accès aux soins. Monsieur le sénateur Fouassin, la lutte contre l'épidémie de chikungunya est un combat partagé par tous : les élus de La Réunion, naturellement, mais aussi les élus nationaux et le Gouvernement. Vous l'avez rappelé, cette épidémie nous oblige à mener une lutte antivectorielle de chaque instant. Nous mobilisons ainsi près de 200 agents de l'agence régionale de santé (ARS), 250 militaires et 800 parcours emploi compétences (PEC).
Par ailleurs, nous avons intégré dans le bouclier qualité prix (BQP) des répulsifs afin d'assurer la protection de la population, en particulier des personnes les plus vulnérables. Je pense aux jeunes mères et aux nouveau-nés ; en effet, c'est au cours des trois premiers mois de vie que les bébés sont particulièrement fragiles. C'est avant tout pour eux que nous distribuons des moustiquaires.
Enfin, nous menons des campagnes de vaccination, sans ignorer les risques que ces dernières impliquent. J'ai une pensée pour l'ensemble des victimes du chikungunya et le patient qui est récemment décédé.
Son décès étant éventuellement imputable au vaccin, nous avons pris des mesures de précaution, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), qui nous permettront de protéger au mieux la population.
Lorsque j'ai visité le Cyclotron Réunion Océan Indien (Cyroi), j'ai constaté que les moustiques stériles pouvaient contribuer de façon importante à la lutte contre l'épidémie de chikungunya. Nous pourrons envisager de les commercialiser dès le mois de juillet prochain.
Bpifrance et l'Agence de l'innovation en santé (AIS) sont également mobilisées, dans l'espoir de ne pas avoir à enregistrer un plus grand nombre de décès dans la deuxième année de l'épidémie, comme ce fut malheureusement le cas en 2005 et en 2006.
Vous le voyez, le Gouvernement est engagé dans une mobilisation de tous les instants pour soulager notre système de santé et prendre soin de nos compatriotes de La Réunion, fortement affectés par l'épidémie de chikungunya et le cyclone Garance. (M. Jean-Baptiste Lemoyne applaudit.)
Source : senat.fr ↗