Situation de la Nouvelle-Calédonie
Posée le 15/01/2026 • Ministère interrogé : Premier ministre
Corinne Narassiguin SER
Sénatrice — Seine-Saint-Denis
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 15/01/2026
M. le président. La parole est à Mme la ministre des outre-mer.
Mme Naïma Moutchou, ministre des outre-mer. Madame la sénatrice Narassiguin, je vous remercie de votre question, qui s'inscrit exactement dans le prolongement des discussions que nous avons eues, voilà quelques semaines, dans le cadre du groupe de contact sur la Nouvelle-Calédonie. Souvenons-nous, c'est exactement la même situation. Nous nous sommes dit à l'époque, et j'y ai insisté, que le chemin était difficile et complexe. C'est aussi l'histoire de la Nouvelle-Calédonie. Vous avez raison cependant, ce chemin existe. Il est étroit et, selon les périodes, plus ou moins facile, mais il existe.
La plus grande des fautes politiques serait précisément de ne rien faire et de rester immobile. Par conséquent, à la suite du vote partagé du Congrès de la Nouvelle-Calédonie sur le projet de loi de consultation, nous avons décidé de continuer à agir. Le Président de la République a ainsi souhaité ouvrir une séquence de dialogue de nature à permettre aux forces politiques de continuer à échanger pour donner de l'espoir et une perspective aux Calédoniens. Il faut leur laisser la chance de dessiner ce chemin commun pour le territoire.
À partir de vendredi, nous réunirons donc toutes celles et ceux qui souhaitent poursuivre la conversation non seulement sur le plan politique, mais également sur le plan économique et social. Ainsi, après l'ouverture des travaux par le Président de la République, je prendrai la suite avec la mise en place d'ateliers de travail sur des thématiques que nous connaissons déjà, puisque ce sont des discussions de fond que nous avons depuis longtemps, mais aussi sur tout autre sujet que les partenaires politiques voudraient voir abordé.
Madame la sénatrice, je partage avec vous la conviction qu'un chemin est possible. La porte est ouverte ; elle est toujours restée ouverte pour tout le monde. En revanche, l'État est clair sur un point : il ne peut y avoir de droit de veto de qui que ce soit sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Cela n'est pas acceptable. À partir du moment où nous sommes dans la transparence, où la méthode est la même depuis le début - confiance, dialogue et possibilité d'échanger sur tous les sujets -, alors toutes les forces politiques doivent prendre leurs responsabilités pour essayer de donner des perspectives aux Calédoniens. C'est ce qu'ils attendent avant tout.
L'État sera au rendez-vous ce vendredi et les jours qui suivront. (M. François Patriat applaudit.)
M. le président. La parole est à Mme Corinne Narassiguin, pour la réplique.
Mme Corinne Narassiguin. Madame la ministre, la Nouvelle-Calédonie a besoin de perspectives claires et de confiance, vous l'avez dit. La situation financière est critique. Sans visibilité ni stabilité institutionnelle, toute refondation économique et sociale reposera sur du sable. Néanmoins, aucune pression de type « pétrole contre nourriture » ne sera acceptable. Nous resterons vigilants. (Applaudissements sur les travées du groupe SER. - M. Robert Wienie Xowie applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
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