Quotas de pêche au maquereau
Posée le 15/01/2026 • Ministère interrogé : Agriculture, agro-alimentaire et souveraineté alimentaire
Béatrice Gosselin Les Républicains
Sénatrice — Manche
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 15/01/2026
M. le président. La parole est à M. le ministre délégué chargé de la transition écologique.
M. Mathieu Lefèvre, ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargé de la transition écologique. Madame la sénatrice Gosselin, cette question me permet d'abord de saluer votre engagement, ainsi que celui du sénateur Rapin, en faveur des pêcheurs de notre pays et de redire la détermination de notre pays à les défendre au niveau européen.
Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche, l'a fait avec un certain succès à l'occasion des négociations, très difficiles, sur les totaux admissibles de captures (TAC) et quotas, notamment en prenant la tête d'une coalition avec nos alliés allemands pour peser et éviter que le système des préférences dit de La Haye, grâce auquel certains pays se voyaient octroyer des quotas de façon indue depuis plusieurs années, se perpétue ainsi.
Vous avez raison, madame la sénatrice, de rappeler que la répartition du quota de maquereaux reste un motif d'inquiétude légitime pour nos pêcheurs. Vous avez raison également de rappeler que cela est dû à des comportements absolument inacceptables de la part d'États tiers qui n'ont que faire des avis scientifiques et des règles que l'Union européenne veut bien se fixer pour elle-même.
À cause de ces États, la pression exercée sur la ressource est absolument considérable. On parle de quotas en diminution de 70 %, selon l'avis de l'autorité scientifique, ce qui fait évidemment peser une responsabilité sur nos pêcheurs, alors même qu'ils n'ont rien demandé.
La France n'est pas impuissante devant cette situation, elle agit. Elle agit d'abord à l'échelon européen pour que le Conseil mobilise tous les leviers qui permettent de mettre en demeure ces États. Le prochain Conseil Agriculture et pêche se tiendra d'ailleurs le 26 janvier.
Elle agit également à l'échelon national pour aider la filière des pêcheurs à mettre en place la meilleure répartition possible du quota pour l'année 2026.
Catherine Chabaud et Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe, sont particulièrement à la tâche sur ce dossier. En tout état de cause, nous serons extrêmement vigilants pour que les pêcheurs français puissent continuer à être soutenus tout au long de l'année.
M. le président. La parole est à Mme Béatrice Gosselin, pour la réplique.
Mme Béatrice Gosselin. Monsieur le ministre, il faut bien évidemment des soutiens financiers, car la filière est vraiment en difficulté. Il y a eu le Brexit, la fermeture du golfe de Gascogne et, bientôt, les quotas sur d'autres espèces de poissons.
Nos pêcheurs ont envie de vivre de leur métier et aimeraient pouvoir bénéficier d'un soutien ferme de l'État. (Bravo ! et applaudissements sur les travées des groupes Les Républicains et INDEP. - Mmes Isabelle Florennes et Nadège Havet applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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