Gel des cotisations des complémentaires santé
Posée le 15/01/2026 • Ministère interrogé : Santé, familles, autonomie et personnes handicapées
Marie-Claire Carrère-Gée Les Républicains
Sénatrice — Paris
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 15/01/2026
M. le président. La parole est à Mme la ministre déléguée chargées de l'autonomie et des personnes handicapées.
Mme Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée auprès de la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, chargée de l'autonomie et des personnes handicapées. Madame la sénatrice Carrère-Gée, ma collègue Stéphanie Rist, que vous interrogez, vous prie d'excuser son absence et m'a chargée de vous transmettre sa réponse à votre question sur le gel des tarifs des organismes complémentaires.
Le Gouvernement a souhaité faire figurer dans la LFSS pour 2026 une contribution exceptionnelle des organismes complémentaires, à hauteur de 1 milliard d'euros. Mme Rist tient à rappeler que cette contribution était totalement justifiée au regard de la hausse des tarifs appliquée par ces organismes en 2025, alors même que les transferts envisagés ne se sont pas matérialisés. C'est pourquoi la taxe exceptionnelle en question a été envisagée, annoncée, débattue, puis votée et promulguée au sein de la LFSS pour 2026.
Au regard des événements de 2025 qui justifient l'instauration de cette taxe, une éventuelle hausse de tarifs en 2026 serait totalement contestable. C'est pourquoi le Gouvernement soutient la démarche du Parlement, qui a lui-même souhaité garantir qu'il n'y aurait pas de hausse de tarifs en 2026. La disposition en question figure bien dans la LFSS pour 2026 et le Conseil constitutionnel ne l'a pas censurée, ce qui peut laisser présumer qu'elle est constitutionnelle et qu'elle pourra bien s'appliquer.
En parallèle, Mme la ministre Rist a lancé une concertation avec les complémentaires, en invitant leurs fédérations, ainsi que la Cnam (Caisse nationale de l'assurance maladie) et l'Unocam (Union nationale des organismes complémentaires d'assurance maladie) au lancement de ces travaux, auxquels participera la ministre Amélie de Montchalin, le 30 janvier prochain.
Quant à la mission que vous avez évoquée, son objectif est de s'interroger sur notre modèle de protection sociale et sur l'équilibre et l'articulation, dans notre système de protection sociale, entre l'assurance maladie obligatoire et les assurances complémentaires.
M. le président. Il faudrait songer à conclure !
Mme Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée. Une mission a donc bien été confiée à quatre personnalités par Roland Lescure et Amélie de Montchalin. Cette mission est lancée et présentera ses conclusions assez prochainement.
M. le président. La parole est à Mme Marie-Claire Carrère-Gée, pour la réplique.
Mme Marie-Claire Carrère-Gée. Madame la ministre, j'hésite à vous faire grief de votre réponse, dans la mesure où ces sujets n'entrent pas dans le champ de vos responsabilités, mais les arguments que l'on vous fait lire sont assez faibles.
Le Conseil constitutionnel, au paragraphe 103 de sa décision sur la LFSS pour 2026, indique bien ne pas s'être « prononcé sur la constitutionnalité des autres dispositions que celles examinées dans la présente décision ». Il n'a donc nullement validé les dispositions en question, qui sont clairement contraires à la liberté contractuelle, d'autant que les tarifs des mutuelles pour 2026 ont été fixés en décembre 2025, avant la promulgation de la LFSS. Tout cela n'a aucun sens !
Quant à la mission, elle avait été promise en novembre, mais les personnalités n'ont pas été nommées. Pardonnez-moi, madame la ministre, mais il faut voir plus large ! (Applaudissements sur des travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Marie-Claire Carrère-Gée
Droits des victimes
Question au Gouvernement • 11/06/2026
Rapport de l'inspection générale de la justice sur le meurtre d'Élias
Question au Gouvernement • 13/11/2025
Mesures prises à la suite du meurtre du jeune Elias
Question au Gouvernement • 05/06/2025
Désindustrialisation et conséquences sur l'emploi
Question au Gouvernement • 08/05/2025