Interdiction de la pêche dans le golfe de Gascogne
Posée le 22/01/2026 • Ministère interrogé : Mer et pêche
Annick Billon UC
Sénatrice — Vendée
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 22/01/2026
M. le président. La parole est à M. le ministre délégué chargé de la transition écologique.
M. Mathieu Lefèvre, ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, chargé de la transition écologique. Madame la sénatrice Billon, je vous prie de bien vouloir excuser l'absence de Catherine Chabaud, qui se trouve justement en compagnie de la filière pêche.
Demain, pour trente jours, le golfe de Gascogne sera fermé à la suite d'une décision du Conseil d'État. Évidemment, celle-ci a des conséquences sur l'activité économique des pêcheurs et des mareyeurs. Je tiens à saluer les intéressés et à leur assurer que l'État est à leurs côtés, d'abord au travers de la reconduction du dispositif d'indemnisation, ensuite par la création d'un fonds de 21 millions d'euros pour les accompagner durant cette période.
Vous avez raison, madame la sénatrice : si la fermeture peut être utile pour lutter contre les captures accidentelles, notamment de petits cétacés, elle ne saurait constituer une solution de long terme, tant la pêche est structurante tout le long de la façade atlantique de notre pays. Par conséquent, il est impératif d'investiguer pour trouver des réponses de plus long cours. Je pense notamment aux dispositifs d'effarouchement, que vous avez mentionnés. La connaissance est aussi un enjeu : si les pêcheurs ont dégagé de nombreuses pistes, les scientifiques, grâce aux données, pourront se prononcer et faire eux-mêmes des propositions.
Je répondrai clairement à votre interrogation : le Gouvernement souhaite évidemment la réouverture du golfe de Gascogne. Simplement, il nous faudra pour cela collecter les données de cette saison et nous appuyer sur les conclusions qu'aura formulées le Conseil d'État à l'issue de cette période de trois semaines, dans la perspective de l'an prochain.
Inversement, madame la sénatrice, le Gouvernement - je tiens à vous rassurer - est opposé à l'allongement des périodes de fermeture tel que proposé par certaines associations. La raison en est extrêmement simple : nous avons le recul scientifique suffisant pour affirmer que l'interdiction temporaire de quatre semaines permet d'éviter la capture accidentelle des cétacés.
Comme vous pouvez le voir, le Gouvernement travaille en toute transparence avec les scientifiques, les professionnels et les agents de l'État. Je tiens à les saluer eux aussi, car, ces deux dernières années, le climat est resté apaisé tout au long des périodes de fermeture. Il n'y a donc aucune raison qu'il n'en soit pas de même en 2026. Néanmoins, j'y insiste : nous devons trouver des solutions de long terme pour nos pêcheurs et nos mareyeurs.
Source : senat.fr ↗
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