La commission des finances de l'Assemblée a supprimé vendredi 23 octobre l'article 78 du budget 2027, qui obligeait les familles aisées à choisir entre l'aide au logement de leur enfant étudiant et l'avantage fiscal lié à son rattachement. Six amendements identiques ont été adoptés : ceux du rapporteur spécial François Jolivet (Horizons), de Jean-Philippe Tanguy et Kévin Mauvieux (RN), d'Ersilia Soudais et François Piquemal (LFI) et d'Arnaud Bonnet (écologiste). L'article privait d'APL dès septembre 2027 l'étudiant rattaché à un foyer dépassant environ 30 200 euros de revenu par part.

Le gouvernement en attendait 72 millions d'euros en 2027, 217 millions en année pleine. François Jolivet, issu du camp gouvernemental, objecte que les familles devraient arbitrer un an à l'avance, sans connaître l'APL de leur enfant ; le RN y voit une mesure contre « les classes moyennes », la gauche une atteinte à la seule aide calculée sur les ressources propres du jeune. La commission des affaires économiques, saisie pour avis, a fait de même avec les amendements de Soumya Bourouaha (Gauche démocrate et républicaine) et d'Abdelkader Lahmar (LFI). Le compte rendu, qui dira le vote de chaque groupe, n'est pas publié.

Mais pour un budget, la séance repart du texte du gouvernement : la suppression devra être redéposée et revotée dans l'hémicycle, aux crédits de la cohésion des territoires, en seconde partie du projet de loi de finances, prévue à partir du 27 octobre. Les autres mesures : ce qui change pour les étudiants.