- Députée Ensemble pour la République (EPR) de la 2e circonscription de la Marne (Reims-nord) depuis une élection partielle en 2023, réélue en juillet 2024. Née le 25 décembre 1983 à Reims — 42 ans.
- Avocate de formation, spécialisée en droit des affaires et droit de la famille à Reims avant son élection.
- Membre de la commission des lois constitutionnelles depuis son entrée à l'Assemblée — la commission qui examine les textes sur la justice, les libertés publiques et le droit pénal.
- Deux lois phares en 18 mois : premier signataire de la PPL interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans (adoptée en première lecture par les deux chambres, en navette) et de la PPL garantissant l'information des victimes de violences sexuelles lors de la libération de leur agresseur (adoptée définitivement en mai 2026).
- Désignée rapporteure du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes à la commission des lois, examiné en séance publique cette semaine (30 juin – 3 juillet 2026).
- Aucune sanction disciplinaire dans les communiqués de l'Assemblée recensés dans notre base.
Ce lundi 30 juin 2026, la commission des lois de l'Assemblée nationale termine l'examen article par article du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. À la barre, Laure Miller, 42 ans, avocate devenue législatrice. En dix-huit mois à la commission des lois, elle a déjà porté deux textes jusqu'à l'adoption : l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et la notification obligatoire des victimes de violences sexuelles lors de la libération de leur agresseur. Portrait en données d'une députée marnaise qui a fait de la protection des plus vulnérables sa marque de fabrique.
L'avocate qui a fait deux lois
Laure Miller est entrée à l'Assemblée en décembre 2023 — élection partielle dans la 2e circonscription de la Marne — et a immédiatement choisi la commission des lois, son terrain naturel d'avocate. En janvier 2026, elle prend la tête d'une offensive transpartisane sur les réseaux sociaux : sa PPL visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux interdit l'accès aux moins de 15 ans et impose une vérification d'âge aux plateformes. Le texte est adopté en première lecture par l'Assemblée dans la nuit du 26 au 27 janvier 2026, puis par le Sénat le 31 mars — avec des modifications qui nécessitent une commission mixte paritaire.
Deux mois plus tard, autre victoire : la PPL garantissant l'information et la protection des victimes de violences sexuelles lors de la libération de leur agresseur, qu'elle a défendue en rapporteure, est adoptée définitivement en mai 2026. Désormais, les victimes doivent être prévenues de la sortie de leur agresseur — une lacune du droit français dénoncée de longue date par les associations.
« 15 000 lycéens et 4 500 collégiens nous ont répondu, tous avec enthousiasme, et 75 % d'entre eux souhaitent une limite d'âge à l'utilisation des réseaux sociaux. »
Laure Miller, séance du 26 janvier 2026 — première lecture de la PPL réseaux sociaux et mineurs, en réponse aux opposants qui contestaient l'utilité d'une interdiction légale.
Questions au gouvernement : la protection sociale comme ancrage
Si ses PPL portent sur l'enfance et les victimes, ses questions écrites au gouvernement dessinent un profil différent : retraites, dépendance, handicap, santé — les grandes préoccupations du quotidien de ses électeurs marnais. Sur ses 27 questions écrites, quatre concernent les règles de calcul des pensions de retraite (fonctionnaires, cumul emploi-retraite, transfert de trimestres entre conjoints). Un ancrage social de terrain, cohérent avec une circonscription de Reims-nord qui cumule zones péri-urbaines et travailleurs précaires.
Sa seule question au gouvernement (QAG) portait sur un rapport parlementaire relatif aux Frères musulmans en France — preuve qu'elle surveille aussi les enjeux sécuritaires et identitaires, au-delà de sa spécialité sociale. Ses deux questions orales sans débat (QOSD) incluaient une interpellation sur un projet de parc agrivoltaïque dans sa circonscription : l'avocate de Paris garde un pied dans les dossiers locaux.
« Monsieur le premier ministre, je vous demande de les réunir. J'aimerais que l'année qui vient ne soit pas une période de paralysie politicienne mais soit au service de la protection de l'enfance, au service de nos enfants. »
Laure Miller, question au Premier ministre, séance du 9 juin 2026 — interpellant le gouvernement sur la coordination des politiques de protection de l'enfance en fin de session parlementaire.
Discipline de groupe, présence en deçà de la médiane
Sur les 1396 scrutins où elle a exprimé un vote, Laure Miller s'est alignée 92,6 % du temps sur la position majoritaire du groupe EPR — fidélité élevée, sans surprise pour une élue de la majorité présidentielle en première législature. Aucun blâme ni rappel à l'ordre ne figure dans les communiqués de sanctions de l'Assemblée recensés dans notre base.
L'ombre au tableau : sa participation aux scrutins publics. Avec 17,7 % de taux de vote sur l'ensemble de la législature — contre une médiane de 24,1 % pour les 602 députés —, Laure Miller se situe dans le tiers inférieur (408 collègues font mieux, elle est 409e). Un chiffre qui reflète en partie sa concentration sur les textes qu'elle rapporte, au détriment des scrutins auxquels elle ne contribue pas directement. Ses 289 amendements adoptés sur 1 246 déposés — un taux de succès de 23,2 % — témoignent en revanche d'un vrai poids en commission.
« Ce sujet peut tous nous réunir. Nous avons encore quelques mois pour agir : soutenons ce texte tous ensemble ! Nous donnerions ainsi une bonne image de l'Assemblée nationale. »
Laure Miller, séance du 12 mai 2026 — défense de la PPL garantissant l'information des victimes de violences sexuelles, exhortant l'ensemble des groupes à voter le texte.
Ses chantiers législatifs
Parcours express
Votes, amendements, questions : retrouvez l'intégralité de l'activité parlementaire de Laure Miller sur sa fiche NosParlementaires, et comparez-la à ses collègues dans nos classements.