- Élu sénateur d'Ille-et-Vilaine le 27 septembre 2026, numéro deux de la liste « Territoire d'avenir, unis pour l'Ille-et-Vilaine » conduite par la ministre Françoise Gatel. Il entre au Sénat le 1er octobre.
- Né le 12 octobre 1970, 55 ans. Membre des Républicains, il succède à Dominique de Legge, sénateur LR depuis 2008, qui ne se représentait pas.
- Troisième adjoint au maire de Saint-Malo, chargé des finances, du tourisme, du patrimoine bâti, de l'évaluation des politiques publiques et de la Route du Rhum.
- Conseiller régional de Bretagne depuis 2021, dans le groupe de droite, du centre et régionaliste Hissons haut la Bretagne.
- Conseiller communautaire de Saint-Malo Agglomération et président de la société publique locale Destination Saint-Malo – Baie du Mont-Saint-Michel.
- Déclaré cadre de la fonction publique, il revendique plus de vingt-cinq ans d'engagement municipal.
Il n'était que numéro deux, mais il n'a jamais été menacé. Le 27 septembre 2026, la liste de centre-droit de la ministre Françoise Gatel (UDI) obtient 1 153 voix, soit 42,85 % des 2 691 suffrages exprimés en Ille-et-Vilaine. Elle emporte deux des quatre sièges. Le second revient à Nicolas Belloir, adjoint au maire de Saint-Malo, qui reprend pour Les Républicains le siège de Dominique de Legge. Il n'a encore aucun vote au Sénat. Voici qui il est, à partir des résultats officiels, du répertoire national des élus et de la presse bretonne.
Un siège acquis, une sortante écartée
En Ille-et-Vilaine, les quatre sénateurs sont élus à la proportionnelle, à la plus forte moyenne. Le total de chaque liste est divisé par 1, puis 2, puis 3. Les quatre plus forts résultats emportent les sièges. La liste Gatel prend le premier siège avec 1 153 voix, puis le deuxième avec 1 153 ÷ 2 = 576,5 : c'est celui de Nicolas Belloir. Les sortants de gauche Daniel Salmon (écologiste, 532 voix) et Sylvie Robert (divers gauche, 446 voix) prennent les deux derniers.
La première moyenne battue est celle de la liste Gatel divisée par trois : 384,3. Elle correspond à la troisième de liste, Anne-Sophie Patru (UDI), sénatrice sortante. Pour lui ouvrir un troisième siège, il aurait fallu 1 338 voix à la liste, 185 de plus. Le Rassemblement national, avec la liste de Gilles Pennelle, obtient 207 voix, soit 7,69 %, sans élu. Au total, 2 725 des 2 768 grands électeurs inscrits ont voté.
Finances, tourisme et Route du Rhum à Saint-Malo
Nicolas Belloir est d'abord un élu malouin. Le site de la ville le présente comme troisième adjoint, chargé des finances, du tourisme, du patrimoine bâti, de l'évaluation des politiques publiques et de la Route du Rhum. Le répertoire national des élus date son mandat actuel du 22 mars 2026, après les municipales. En 2022, il pilotait déjà la coordination de la course au large pour la ville. Il chiffrait alors à Républik l'engagement de Saint-Malo : « Les sommes arrêtées au budget de la ville de Saint-Malo sont de 2,2 millions d'euros. »
« Les décisions les plus justes naissent d'abord dans nos communes. »
Présentation de la liste Gatel, citée par Rennes Infos Autrement, le 4 juillet 2026.
Il siège aussi au conseil régional de Bretagne depuis juillet 2021. Son groupe, Hissons haut la Bretagne, le présente comme attentif aux sujets économiques et maritimes, président de la société publique locale Destination Saint-Malo – Baie du Mont-Saint-Michel, vice-président du comité régional olympique et membre de la conférence régionale du sport.
Une campagne de liste, pas de programme personnel
La liste est dévoilée le 4 juillet 2026. Autour de Françoise Gatel figurent Nicolas Belloir, Anne-Sophie Patru, Jean-Marie Pichon, adjoint au maire de Redon, et deux maires ruraux, Jacqueline Sollier (La Couyère) et Olivier Poste (Mellé). Elle mêle UDI, Républicains et divers droite. Rennes Infos Autrement relève qu'aucun élu de la droite rennaise n'y figure. Le programme tient en quatre axes : proximité, simplification de l'action publique, responsabilité de l'État, accompagnement des transitions écologique et démographique. La liste réclame de « redonner aux élus locaux le pouvoir d'agir ».
Nicolas Belloir y porte la défense des collectivités « dans les équilibres nationaux ». Nous n'avons pas trouvé, dans la presse consultée, de proposition de loi ou d'engagement chiffré qu'il ait annoncé à titre personnel pour son mandat.
« Faire confiance aux territoires, c'est encore la meilleure façon de tenir le pays. »
Présentation de la liste Gatel, citée par Rennes Infos Autrement, le 4 juillet 2026.
Le soir du scrutin, il lit dans le score le fruit du terrain. « La campagne a permis de conforter le travail fait pendant les six dernières années », déclare-t-il à ICI Armorique.
« Ça vient traduire les trois mois de campagne vécus ensemble, avec 250 communes visitées. »
Déclaration à ICI Armorique, le soir du 27 septembre 2026.
Ses mandats locaux, avant et après le 1er octobre
La loi organique du 14 février 2014 interdit à un parlementaire toute fonction exécutive locale, y compris celle d'adjoint au maire. Nicolas Belloir doit donc quitter ses délégations à Saint-Malo. L'article LO 141 du code électoral limite en outre un sénateur à un seul mandat parmi ceux de conseiller régional, départemental ou municipal d'une commune de plus de 1 000 habitants. Il devra choisir entre son siège au conseil régional et son siège au conseil municipal de Saint-Malo.
Parcours express
Retrouvez sa fiche de candidat et ses mandats, les résultats complets des sénatoriales en Ille-et-Vilaine et la carte des résultats dans toute la France. Consultez aussi le bilan de celui à qui il succède, Dominique de Legge, celui d'Anne-Sophie Patru et celui des deux sénateurs de gauche réélus : Daniel Salmon et Sylvie Robert. Pour comparer les 348 sénateurs, voir nos classements.