Renforcer la place des agriculteurs dans l’aménagement du territoire et à sécuriser l’exercice des activités agricoles face au changement climatique
L'essentiel
Cette proposition de loi entend sécuriser le foncier agricole et adapter les conditions d'exercice des activités agricoles au changement climatique. Son article 1er modifie le code de l'urbanisme pour associer les organismes de défense et de gestion des appellations à l'élaboration des documents d'urbanisme dans les communes situées dans une aire d'appellation, afin de mieux prendre en compte l'expertise des filières sous signes officiels de qualité et d'origine. Son article 2 complète le code rural et de la pêche maritime pour étendre l'exonération de responsabilité civile pour troubles anormaux du voisinage aux exploitants dont l'activité s'exerce dans des conditions résultant d'une adaptation des horaires de travail liée au changement climatique, notamment le travail en horaires décalés ou nocturnes lors des épisodes de forte chaleur.
Le texte a été examiné en première lecture à l'Assemblée nationale le 26 mars 2026. Plusieurs amendements, portant notamment sur les articles 1er bis et 2, ont été rejetés au cours de la discussion, l'un d'eux recueillant par exemple 24 voix pour et 77 contre. L'ensemble de la proposition de loi a ensuite été adopté à l'unanimité des votants, par 122 voix pour et aucune voix contre.
Qui a voté pour ou contre « Renforcer la place des agriculteurs dans l’aménagement du territoire et à sécuriser l’exercice des activités agricoles face au changement climatique » ?
L'Assemblée nationale a adopté le texte le 26 mars 2026 par 122 voix pour, 0 contre et 0 abstention.
Ont majoritairement voté pour : DEM, LFI-NFP, RN, EPR, ECOS, HOR, SOC, DR, UDDPLR, NI, LIOT, GDR.
Voir le détail du scrutin et les positions individuelles →Le parcours de la loi
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Assemblée nationale première lecturel'ensemble de la proposition de loi visant à renforcer la place des agriculteurs dans l'aménagement du territoire et à sécuriser l'exercice des activités agricoles face au changement climatique (première lecture).Adopté 122 pour · 0 abs · 0 contre · 3 non-votantsChargement du détail des votes…
Diagramme établi sur la composition actuelle de l'assemblée — les totaux officiels incluent les parlementaires remplacés depuis.
Au banc du débat
Les parlementaires les plus actifs sur ce texte, en séance et en amendements.
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Clémence GuettéLFI-NFP61 interventions · 4 amendements -
Hubert OttDEM9 interventions · 5 amendements -
Paul MolacLIOT7 interventions · 3 amendements -
Mathilde FeldLFI-NFP6 interventions · 4 amendements -
Patrice MartinRN5 interventions · 20 amendements -
Christophe BlanchetDEM4 interventions · 0 amendements -
Sylvain CarrièreLFI-NFP4 interventions · 4 amendements -
Théo BernhardtRN3 interventions · 3 amendements -
Stéphane TravertEPR3 interventions · 0 amendements -
Benoît BiteauECOS3 interventions · 2 amendements
Amendements (16)
Art. APRÈS ART. 2
• 19/02/2026
IRRECEVABLE
Art. ART. PREMIER
• 19/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Les parcs naturels régionaux et les parcs nationaux sont des organismes bloquants pour le développement de l’agriculture, notamment à La Réunion, où la surface agricole utile est contrainte et non extensible.
Les agriculteurs sont pris en étau par les normes administratives, les difficultés climatiques, les prix des intrants, et les documents d’urbanisme
En limitant l’influence des parcs nationaux ou des parcs naturels régionaux dans l’élaboration des PLU et des SCOT, le législateur redonne la main aux élus locaux et tend à limiter les contraintes dont sont victimes les agriculteurs .
Dispositif
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« Au même alinéa, les mots : « ainsi que les organismes de gestion des parcs naturels régionaux et des parcs nationaux » sont supprimés ».
Art. APRÈS ART. PREMIER
• 19/02/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. 2
• 19/02/2026
IRRECEVABLE
Art. ART. 2
• 19/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Chaque région française a des traditions qui lui sont propres. Celles-ci sont malmenées par la globalisation ou les normes administratives d’origine européenne.
L’agriculture est l’un des derniers secteurs à préserver ces traditions ancestrales qui font notre identité.
L’objet du présent amendement est de rappeler l’importance des usages locaux en matière agricoles et préserver les agriculteurs de toute mise en cause lorsqu’ils les pratiquent..
Dispositif
Après le mot : « résultent », rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 :
« des usages locaux ».
Art. ART. 2
• 19/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Amendement visant à élargir le périmètre de l’article 2, en prenant bien en compte tous les aléas et épisodes climatiques, en plus du changement climatique. En effet, les difficultés rencontrées sur le terrain résultent non seulement d’une évolution tendancielle du climat, mais aussi d’événements ponctuels, parfois brutaux et imprévisibles : sécheresses, gel tardif, grêle, excès d’eau, inondations, tempêtes, canicules, épisodes de vent violent, ou encore variations rapides de température.
La rédaction actuelle de l’article 2 pourrait être trop restrictive, il s’agit ici de garantir sa pleine effectivité.
Dispositif
Compléter l’alinéa 1 par les mots : « ainsi qu’aux aléas et épisodes climatiques ».
Art. APRÈS ART. PREMIER
• 19/02/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. 2
• 19/02/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. PREMIER
• 19/02/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. 2
• 19/02/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. 2
• 19/02/2026
IRRECEVABLE
Art. APRÈS ART. 2
• 19/02/2026
IRRECEVABLE
Art. ART. PREMIER
• 19/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Amendement de précision.
Dispositif
À l’alinéa 1, substituer aux mots :
« faisant partie d’ »,
les mots :
« incluses, en tout ou partie, dans ».
Art. APRÈS ART. PREMIER
• 19/02/2026
IRRECEVABLE
Art. ART. 2
• 19/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Amendement de simplification, visant à répondre aux demandes des syndicats agricoles. Aujourd’hui, rien ne justifie de sanctionner l’activité agricole en vertu de l’article 1253 du code civil.
L’objectif est de sécuriser l’exercice des activités agricoles, régulièrement exposées à une multiplication de contentieux fondés sur des nuisances inhérentes à la production : bruits liés aux engins et aux périodes de travaux, odeurs d’élevage ou d’épandage, poussières, circulation saisonnière, ou encore horaires contraints par la météo et les cycles biologiques. Ces contraintes, indissociables du travail de la terre, ne peuvent être assimilées à des comportements fautifs alors même que l’agriculture est une activité d’intérêt général, essentielle à la souveraineté alimentaire et à la vitalité des territoires ruraux.
Dans un contexte de pression foncière, d’urbanisation diffuse et de multiplication des conflits d’usage entre nouveaux riverains et exploitants, l’insécurité juridique qui pèse sur les agriculteurs fragilise la pérennité des exploitations, décourage l’investissement et complique la transmission. Le droit doit donc reconnaître explicitement que les nuisances directement liées à une activité agricole ne sauraient, par principe, caractériser un trouble anormal ouvrant droit à réparation.
Cette clarification permet de rétablir un équilibre raisonnable entre la protection de la vie privée des riverains et la nécessité de garantir la continuité de l’activité agricole, dès lors que celle-ci est exercée conformément aux règles applicables et dans le respect des prescriptions sanitaires et environnementales. Elle contribue enfin à limiter les stratégies contentieuses et à pacifier les relations de voisinage en milieu rural.
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« L’article 311‑1‑1 du code rural et de la pêche maritime est ainsi rédigé :
« Art 311‑1‑1. – La responsabilité prévue au premier alinéa de l’article 1253 du code civil n’est pas engagée lorsque le trouble anormal provient d’activités agricoles. »
Art. ART. PREMIER
• 19/02/2026
DISCUTE
Exposé des motifs
Cet amendement vise à donner plus de portée à l’association des organismes de défense et de gestion (ODG) dans l’élaboration des documents d’urbanisme dans les communes concernées par une aire d’appellation.
Les aires d’appellation constituent un élément structurant de nombreuses filières agricoles. Leur cohérence et leur intégrité peuvent être directement affectées par les choix d’aménagement du territoire. Il est donc essentiel que l’expertise des ODG, représentants des producteurs et garants du respect des cahiers des charges des appellations, soit pleinement intégrée au processus décisionnel.
L’obligation de motiver le refus de suivre l’avis d’un ODG vise à renforcer leur participation et à assurer davantage de transparence et de responsabilité dans la décision publique.
Cette précision ne remet pas en cause la compétence des collectivités territoriales. Elle vise à assurer que la défense des aires et des appellations soit effectivement prise en considération dans l’élaboration des documents d’urbanisme.
Dispositif
Compléter l'alinéa 1 par les deux phrases suivantes :
« L’avis des organismes de défense et de gestion peut figurer de façon distincte dans l’avis rendu par la personnalité publique associée qui assure la liaison. Lorsque l’autorité compétente décide de ne pas suivre tout ou partie des avis formulés par les organismes de défense et de gestion, elle en expose les motifs. »