Plateforme « Parcoursup »
Stéphane PiednoirLes Républicains
Sénateur — Maine-et-Loire
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 17/01/2018M. François Bonhomme. Pas du tout !
M. Marc-Philippe Daubresse. Cela n'a rien à voir !
M. Christophe Castaner, secrétaire d'État. Il est évident que si nous avions attendu, comme nous y invitent les auteurs de ces deux questions, le Gouvernement n'aurait pas été en mesure de tenir son engagement de faire en sorte que les difficultés rencontrées lors de la dernière rentrée ne se reproduisent pas.
Mme Éliane Assassi. Respectez au moins le Parlement !
M. Christophe Castaner, secrétaire d'État. Je vous rappelle que, voilà quelques mois, dans cet hémicycle, vous avez justement interpellé le Gouvernement sur les mauvaises conditions dans lesquelles s'était déroulée la rentrée universitaire.
Comme vous l'avez souligné, le système admission post-bac et le recours au tirage au sort, qui aboutit à exclure d'une filière des enfants passionnés par une profession, est injuste. Et comme l'a rappelé le Premier ministre, il s'agit d'un système sélectif par l'échec que nous refusons.
Nous aurions évidemment pu attendre et lancer des concertations. Nous aurions pu nous retrouver tous ensemble et réfléchir à la meilleure façon de faire. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.) Nous aurions aussi pu oublier, monsieur le président Retailleau, que les règles constitutionnelles prévoient d'adopter le budget avant le 31 décembre.
Dès lors, nous aurions pu attendre et donner rendez-vous aux étudiants non pas à la rentrée prochaine, avec un système plus juste, plus efficace, déterminant pour leur avenir, mais à l'année suivante.
Je pense qu'il était urgent d'agir. Je ne doute pas que nous puissions nous retrouver, ensemble, pour débattre de ce texte, l'améliorer et faire en sorte qu'il entre en vigueur dans les meilleures conditions, pour mettre un terme à un système injuste qui condamne des jeunes, au nom du libre choix, à aller vers l'échec. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche.)
M. le président. La parole est à M. Stéphane Piednoir, pour la réplique.
M. Stéphane Piednoir. Monsieur le secrétaire d'État, il faut arrêter de brandir la menace du statu quo pour balayer toute critique. Pour des questions de calendrier, vous négligez la représentation nationale, ce que je déplore.
Le Gouvernement et la majorité à l'Assemblée nationale vont rejeter toutes les propositions de modification du Sénat. Il s'agit véritablement d'une occasion ratée de dialogue constructif avec la représentation nationale, contrairement d'ailleurs à ce que vous aviez promis. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains et du groupe Union Centriste.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Stéphane Piednoir
Dispositif de fléchage des investissements publicitaires vers les médias d'information
Conséquences de la réforme des niveaux de prise en charge de l'apprentissage pour les filières sanitaires et sociales
Règlementation relative à l'épandage des boues issues des stations d'épuration
Fin du tarif d'achat sur le biométhane