Pollution du littoral
Jean-François RapinLes Républicains
Sénateur — Pas-de-Calais
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/03/2019Des associations se sont mobilisées dès le week-end des 16 et 17 mars, afin de nettoyer les plages. Je veux d'ailleurs saluer la mobilisation des associations, des communes et des citoyens ; environ 200 litres de paraffine ont pu être récupérés dans cette opération de nettoyage.
L'État s'est bien entendu immédiatement mobilisé ; les directions départementales des territoires et de la mer de la Somme et du Pas-de-Calais ont effectué des prélèvements et mené des analyses toxicologiques sur ces prélèvements. Ces analyses sont rassurantes : il n'y a pas de risque particulier ni de danger d'intoxication. Par ailleurs, les préfectures ont rappelé les consignes de protection habituelle – lorsque l'on nettoie les plages, il ne faut pas manipuler la paraffine à mains nues ; il faut des gants, des lunettes et des équipements de protection.
La question que vous posez est celle des causes et de notre capacité à agir. Vous l'avez dit, les causes sont connues : des navires qui circulent dans les couloirs de navigation procèdent à des rejets au moment des nettoyages des fonds de cuve. À l'heure actuelle, ces rejets sont, dans certains cas, autorisés par l'Organisation maritime internationale, bien sûr avec des plafonds et sous certaines conditions.
Cette situation n'est pas satisfaisante. Dès lors, deux actions sont engagées. Tout d'abord, une enquête de la Direction des affaires maritimes est en cours pour déterminer la cause et, bien évidemment, pour engager des poursuites si le navire en question est identifié. Ensuite, plus globalement, nous nous mobiliserons, avec le Centre de lutte contre la pollution maritime, pour porter ce sujet à l'échelon tant communautaire qu'international.
M. le président. La parole est à M. Jean-François Rapin, pour la réplique.
M. Jean-François Rapin. Je vous remercie, madame la secrétaire d'État, mais je pense qu'il faut pénaliser beaucoup plus fortement ces actions. Je vous soumets une idée : puisque nous avons, semble-t-il, des difficultés à financer la résilience et la protection du trait de côte, il serait intéressant de le faire en prélevant une partie des indemnisations liées à la pénalisation de ces actes.
Il faut agir, madame la secrétaire d'État, et il faut agir vite ! (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains. – M. Jean-Pierre Decool applaudit également.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Jean-François Rapin
Cumul d'activité des agents publics
Avenir du dispositif « Développement local mené par les acteurs locaux »
Éligibilité du crédit d'impôt « services à la personne » pour le relayage des aidants lors de séjours de répit
État des négociations sur le Mercosur