Fermeture des services d'urgence
N Nadine Grelet-CertenaisSER Sénatrice — SartheLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/10/2019La colère que vous exprimez, l'anxiété qui, à travers votre voix, s'exprime, qui est celle de nos concitoyens, comme celle de nos personnels soignants, évidemment, nous la comprenons. C'est la raison pour laquelle la ministre des solidarités et de la santé s'est attachée, depuis plusieurs mois maintenant, à y apporter des réponses extrêmement concrètes.
La situation que subit votre territoire en particulier résulte d'un manque structurel de médecins auquel notre pays fait face et qui se retrouve dans d'autres pays d'Europe. (Protestations sur toutes les travées, sauf sur celles du groupe LaRem.)
Ce constat concernant la Sarthe rejoint celui qui peut être fait dans de nombreuses régions de France : nous manquons cruellement d'urgentistes.
Dans la Sarthe, depuis le 24 septembre, en particulier, la présence d'un médecin la nuit ne peut plus être assurée, entre vingt heures trente et huit heures trente, malgré les efforts de l'établissement, lequel, vous le savez, a été appuyé très largement par l'agence régionale de santé, l'ARS, et par les autres hôpitaux du groupement hospitalier de territoire. Il est apparu pour l'instant impossible d'avoir un médecin disponible pour assurer son service la nuit dans cet hôpital. Or cette présence, vous en conviendrez, madame la sénatrice, est indispensable pour garantir la sécurité des patients.
Dans l'attente, nous avons souhaité que les urgences puissent rester ouvertes la journée, avec la présence d'un médecin, et que la nuit, une infirmière et une aide-soignante soient en mesure d'orienter les patients, évidemment en lien avec la plateforme du 15.
Vous le savez, la ministre a eu l'occasion de présenter un plan d'action pour les urgences, qui est doté à hauteur de 750 millions d'euros.
M. Rachid Temal. Ce n'est pas assez ! (Applaudissements sur les travées des groupes SOCR et CRCE.)
Mme Sibeth Ndiaye, secrétaire d'État. Ce plan permettra de réaliser des recrutements en nombre. Il sera alloué, à hauteur de 80 %, à des ressources humaines nouvelles. Soyez-en assurée, madame la sénatrice, nous sommes en quelque sorte bien « sur le ballon » et nous allons continuer ! (M. François Patriat applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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