Mise en place du réseau 5G
P Patrick ChaizeLes Républicains Sénateur — AinLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 20/02/2020Mme Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie et des finances. Je vous remercie de votre question, monsieur le sénateur, qui me permet d'apporter un certain nombre d'éléments au débat important que vous posez sur les conséquences du déploiement de la 5G sur la santé et sur l'environnement.
Il existe aujourd'hui une réglementation visant à limiter les émissions d'ondes électromagnétiques sur les individus, quelle que soit la technologie concernée. Cette réglementation s'applique donc aussi bien à la 2G, à la 3G, à la 4G qu'à la 5G. Nous sommes d'ores et déjà dans un environnement régulé sur la base de recommandations posées par un groupe d'experts, la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP), soutenues par l'OMS.
Aujourd'hui, l'Agence nationale des fréquences (ANFR) effectue, lors de chaque expérimentation de la 5G, des mesures qu'elle partage au sein d'un comité réunissant associations de consommateurs, élus locaux et opérateurs. Il s'agit d'accompagner ces expérimentations et d'en tirer un certain nombre d'enseignements pour le déploiement à venir de la 5G. Conformément à la feuille de déploiement mise en place en juillet 2018, tout est fait dans la transparence et avec l'accompagnement nécessaire.
Comme vous l'avez souligné, nous disposons de peu de recul sur la bande de fréquence de 26 gigahertz sur laquelle nous effectuons des tests. En revanche, nous avons bien plus de recul sur celle des fréquences de l'appel d'offres, puisque nous baignons dans ces ondes depuis des années, pour d'autres usages. Il me semble important de le rappeler.
Par ailleurs, plus on est loin d'une antenne, plus il est difficile d'accéder aux fréquences et plus on est exposé aux émissions. Les choses fonctionnent à rebours de ce que l'on croit. Ce n'est pas l'antenne qui doit faire peur, mais la difficulté à se connecter. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
M. le président. La parole est à M. Patrick Chaize, pour la réplique.
M. Patrick Chaize. Comme vous l'avez souligné, madame la secrétaire d'État, les experts sont nécessaires. Or l'Anses, constituée d'experts, ne nous donne pas confiance. Et pour développer un tel réseau, il est nécessaire d'avoir confiance, notamment pour faciliter l'acceptation des antennes dans nos territoires.
M. le président. Veuillez conclure, mon cher collègue.
M. Patrick Chaize. Il y a des inconnues multiples concernant la 5G, notamment dans le débat avec Huawei. Il serait utile de disposer rapidement d'une vision et d'un projet construits. (Applaudissements sur les travées du groupe Les Républicains.)
Source : senat.fr ↗
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