Droit de grève à l'université
B Brigitte LherbierLes Républicains Sénatrice — NordLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 05/03/2020M. le président. La parole est à Mme la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.
Mme Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation. Madame la sénatrice Lherbier, les situations que vous avez décrites existent. Elles sont heureusement extrêmement minoritaires. Il appartient aux responsables des enseignements, des formations, aux présidents d'université de tout faire pour les éviter.
De tels mouvements sont observés dans un petit nombre d'universités, mais on constate aussi de plus en plus souvent que les étudiants font entendre leur voix. Cela a été le cas, pas plus tard qu'avant-hier, lors d'une assemblée générale au centre René-Cassin de l'université Panthéon-Sorbonne, à l'issue de laquelle les étudiants ont voté, cette fois à la majorité, pour que les cours reprennent.
Il y a une forme de prise en otage des étudiants… (Protestations sur les travées des groupes CRCE et SOCR.)
Mme Éliane Assassi. Un peu de respect pour les otages !
Mme Frédérique Vidal, ministre. … par un groupe, je le répète, minoritaire d'enseignants, qui refusent de faire cours. C'est leur droit le plus strict, mais ils doivent alors se déclarer en grève ; il est important que la continuité de l'enseignement soit assurée au sein des universités.
Mme Éliane Assassi. À qui la faute ?
Mme Frédérique Vidal, ministre. À ce jour, nous déplorons effectivement un blocage qui dure depuis quelques semaines à l'université Paul-Valéry, ainsi que dans quelques formations de l'université de Lille. Je suis en liaison permanente avec les présidents d'université, qui essaient de résoudre ce problème.
J'y insiste, la situation est extrêmement complexe pour ces étudiants, privés de leurs enseignements, ce qui nuit à leur formation, à laquelle ils accordent évidemment une grande importance. C'est l'honneur de la très grande majorité des enseignants-chercheurs dans les universités que de veiller à ce que ces enseignements puissent avoir lieu.
Enfin, je le rappelle, nous avons mis en place le plan Étudiants, avec plus d'un milliard d'euros alloués aux universités sur la durée du quinquennat,…
M. le président. Il faut conclure !
Mme Frédérique Vidal, ministre. … et nous préparons la loi de programmation pour la recherche, qui valorisera l'ensemble des activités des chercheurs et des enseignants-chercheurs dans notre pays. (Applaudissements sur les travées du groupe LaREM.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Brigitte Lherbier
Harcèlement scolaire
Décès de policiers dans le Nord
Manque de protection sociale des enfants issus de la communauté Rom
Réparation et excavation préalable d'éoliennes avant leur installation