Sommet du G5 au Sahel
Olivier CadicUCI
Sénateur — Français établis hors de France (Série 2)
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 02/07/2020Mme Florence Parly, ministre des armées. Au Sahel, nous avons trois mots d'ordre : la détermination, la coopération et la complémentarité.
Oui, nous sommes déterminés à continuer de lutter contre le terrorisme dans cette région, et nous devons à la détermination du Président de la République d'avoir, par le lancement du sommet de Pau, créé un mouvement. Cela nous a permis, tous ensemble, d'engranger des succès, notamment militaires, et de donner un nouvel élan à notre action.
Ce nouvel élan, c'est celui de la coopération. Au Sahel, la victoire est effectivement possible si nous restons unis, si nous unissons nos forces avec les pays du G5 Sahel et avec les Européens. Il faut le faire pour accompagner au combat les forces armées locales. La remobilisation de ces forces armées sahéliennes est visible. Des camps militaires ont été repris et le niveau de coopération s'est grandement amélioré.
Comme vous l'avez souligné, monsieur Cadic, la task force Takuba va pouvoir démarrer dans quelques jours. Dans un premier temps, elle regroupera des forces spéciales françaises et estoniennes, qui seront rejointes par des forces spéciales tchèques, puis suédoises, peut-être italiennes. Les Grecs sont également en train d'examiner la question de leur participation.
Je voudrais souligner que, en général, les processus européens sont lents. Or, en moins d'un an, ce sont 13 pays, dont 11 pays européens, qui auront contribué à construire cette force.
Enfin, la complémentarité est la dernière condition du succès. À cet égard, l'action militaire n'est effectivement pas une fin en soi : il faut pouvoir aider les pays du Sahel à faire face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux. C'est pourquoi, sur le terrain, les militaires de l'opération Barkhane continuent d'accompagner le retour de l'État, comme ils l'ont fait encore récemment à Labbezanga – eh oui, les populations reviennent !
Bien sûr, il faudra faire plus, mais les premiers signaux sont là. Nous sommes sur la bonne voie ! (M. Claude Haut applaudit.)
M. le président. La parole est à M. Olivier Cadic, pour la réplique.
M. Olivier Cadic. Nous sommes à vos côtés, madame la ministre, pour gagner cette guerre. Continuez sur cette voie collective, et l'Europe apportera au monde la preuve qu'elle est bien une force de paix ! (Applaudissements sur les travées du groupe UC et sur des travées du groupe Les Indépendants.)
Source : senat.fr ↗
Autres questions de Olivier Cadic
Sécurité du vote électronique au conseil des Français de l'étranger
Application du droit irlandais du divorce et protection du conjoint vulnérable
Prérogatives de l'agence pour l'enseignement français à l'étranger
Avoirs du régime vénézuélien