Détresse du monde étudiant
Pierre-Antoine LeviUCI
Sénateur — Tarn-et-Garonne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 14/01/2021Mme Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation. Monsieur le sénateur, votre question me permet d'adresser toutes mes pensées aux familles, aux amis, aux communautés et aux camarades de ces étudiants qui, dans ces situations difficiles, souvent multicausales – des enquêtes sont d'ailleurs en cours –, attentent à leurs jours.
Votre question comporte plusieurs éléments.
Tout d'abord, il faut, me semble-t-il, rendre un hommage vibrant et appuyé à l'ensemble des chercheurs et des enseignants, qui travaillent d'arrache-pied dans les universités et les établissements d'enseignement supérieur pour que les cours aient lieu, que les diplômes ne soient pas dévalorisés et que nos jeunes puissent être accompagnés au mieux dans cette situation très difficile.
Pendant le deuxième confinement, nous n'avons pas fermé les universités. Toutes les salles de ressources sont restées ouvertes sur rendez-vous, afin que les étudiants puissent garder un minimum de contact avec leur établissement. Des enseignements ont été autorisés : ceux qu'il était impossible de mener en distanciel. Depuis le tout début du mois de janvier, il peut y avoir, pour les plus fragiles, une reprise des enseignements en présentiel, par groupes de dix. Ce vendredi, nous allons continuer de travailler avec les conférences des présidents et les conférences des directeurs d'établissement pour voir comment élargir ces dispositifs.
Oui, les étudiants les plus fragiles, ce sont ceux qui entrent dans l'enseignement supérieur cette année, ceux qui sont en situation de handicap, et les étudiants internationaux qui se retrouvent seuls sur notre sol. Nous le voyons bien, ils sont en réalité très nombreux.
C'est pourquoi nous allons travailler à de nouvelles propositions afin de pouvoir faire revenir les étudiants sur leur lieu d'enseignement. C'est très important pour leur avenir pédagogique et psychologique.
M. le président. La parole est à M. Pierre-Antoine Levi, pour la réplique.
M. Pierre-Antoine Levi. Madame la ministre, je vous remercie de cette liste d'actions, mais c'est visiblement insuffisant ; les faits le montrent. Les étudiants ne doivent pas être sacrifiés ; pour le moment, le constat est qu'ils le sont. Or il y va de l'avenir de notre jeunesse ! (Très bien ! et applaudissements sur les travées du groupe UC.)
Source : senat.fr ↗
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