Devenir du projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse-Dax
Posée le 16/04/2026 • Ministère interrogé : Transports
Pierre-Antoine Levi UC
Sénateur — Tarn-et-Garonne
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 16/04/2026
M. le président. La parole est à M. le ministre des transports.
M. Philippe Tabarot, ministre des transports. Monsieur le sénateur Levi, comme je l'ai dit à Mme la sénatrice de Marco, le COI joue un rôle d'orientation et de conseil, mais ne se substitue pas aux décisions politiques. D'ailleurs, son rapport n'a pas encore été officiellement remis au Gouvernement ; il serait donc prématuré d'en tirer des conclusions définitives.
Vous savez combien je vous apprécie, monsieur le sénateur (Exclamations amusées sur des travées des groupes UC et Les Républicains.), mais je ne peux vous laisser dire que la parole de l'État est remise en cause. J'en veux pour preuve la parole du Premier ministre, qui a récemment réaffirmé son soutien au projet.
Surtout, plus que des paroles, des actes concrets montrent que le projet avance. Des travaux sont déjà lancés, une société dédiée a été créée par le Parlement, des autorisations environnementales ont été délivrées. Des aménagements au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse sont en cours, financés notamment à hauteur de plus de 180 millions d'euros par l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afit France) en 2026. Bref, le chantier avance.
Quant aux financements, ainsi que je l'indiquais à Mme de Marco, des pistes sont activement à l'étude et des réunions régulières sont tenues avec l'ensemble des cofinanceurs.
Le projet n'est pas porté par l'État seul : les collectivités territoriales, l'Union européenne et les opérateurs y contribuent. À ce titre, le coordinateur européen a rappelé à plusieurs reprises que la ligne nouvelle du Sud-Ouest (LNSO) est une priorité du réseau ferroviaire européen.
Enfin, monsieur le sénateur, vous avez raison de rappeler que les financements doivent être structurés dans la durée. Cela tombe bien, c'est précisément l'objet de l'article 1er de l'excellent projet de loi-cadre relatif au développement des transports, que nous examinerons tout à l'heure. Si vous me permettez de le dire, ce texte illustre concrètement les propos de M. le Premier ministre, qui soulignait plus tôt que des projets de loi de qualité sont étudiés en ce moment par les deux assemblées.
Ce texte actera, je l'espère, le principe de la programmation pluriannuelle des investissements de transport, qui donnera vraiment à notre pays la visibilité et la soutenabilité financière que nos infrastructures de transport méritent. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à M. Pierre-Antoine Levi, pour la réplique.
M. Pierre-Antoine Levi. Monsieur le ministre, je vous remercie de votre réponse. Vous savez également combien je vous apprécie (Sourires.), à l'instar de nombreux sénateurs. C'est pourquoi nous comptons tous sur vous pour faire en sorte que la parole de l'État soit tenue.
M. Philippe Tabarot, ministre. Vous le pouvez !
M. Pierre-Antoine Levi. Cela fait plus de quarante ans que nous attendons cette ligne à grande vitesse. Deux gares nouvelles doivent être construites, à Montauban et à Agen. Aujourd'hui, il est absolument inadmissible que Toulouse ou Montauban soient à plus de quatre heures de train de Paris.
Nous comptons donc sur vous pour arriver rapidement à faire en sorte qu'en 2032 nous puissions tous prendre le train à grande et non à petite vitesse. (Applaudissements sur les travées des groupes UC, ainsi que sur des travées du groupe INDEP.)
Source : senat.fr ↗
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