Regroupements de consommateurs de cracks dans le nord-est parisien
Vincent Capo-CanellasUCI
Sénateur — Seine-Saint-Denis
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 30/09/2021M. Gérald Darmanin, ministre de l'intérieur. Monsieur le sénateur, vous avez raison : j'ai été maire d'une commune très populaire et je peux comprendre ce que ressentent les maires des villes de Pantin et d'Aubervilliers.
Je le redis, même si vous y êtes sans doute allé – et nous pouvons y aller encore ensemble ces prochaines heures ou cette nuit –, les policiers sont très nombreux square de la Villette, au rond-point qui est juste à côté de ce square, et ils empêchent justement le passage en Seine-Saint-Denis.
Le mur qui a été mis en place dans ce tunnel entre le square de la Villette et le département de la Seine-Saint-Denis a en effet été érigé sur réquisition de l'État. Ce n'est pas une solution pérenne, nous en sommes tout à fait conscients.
J'ai eu l'occasion de répondre précédemment à votre collègue Thierry Meignen qu'il ne s'agissait que d'une solution d'attente, avant de trouver des lieux médicalisés – vous avez raison d'évoquer ce point –, dans lesquels ces personnes extrêmement malades et dépendantes seront aussi socialement accompagnées. Nous les avons déplacées d'un endroit ayant des riverains immédiats, la rue Riquet et ses alentours sur lesquels chacun a vu des reportages ou lu des articles, vers un endroit sans riverains – il y en a peu à Paris.
Cette situation ne peut évidemment durer que quelques jours, voire quelques heures. Il faut désormais que la Ville de Paris et l'État, par l'intermédiaire du préfet de région, trouvent des endroits dans lesquels installer ces personnes qui sont gravement malades. Cela peut aussi venir de la région Île-de-France, puisque Mme Pécresse va nous faire des propositions de lieux dans des locaux de la région, une initiative que nous serons très heureux d'accompagner. Je sais que l'agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France va accorder des moyens en psychiatres, en psychologues, et en accompagnants médicaux et sociaux. Nous pourrons ainsi mettre fin à l'occupation du square de la Villette et rassurer légitimement les élus de Seine-Saint-Denis.
Le préfet de police a pris, à ma demande, contact avec les maires. Je comprends leurs difficultés, leur désarroi, leurs doutes, et je les partage. Nous mettons les moyens policiers nécessaires pour empêcher ces personnes de passer en Seine-Saint-Denis ou de retourner rue Riquet. Je veux redire que ce n'est pas une réponse policière qu'il faut apporter à cette situation dramatique, mais bien une réponse sanitaire. (M. Martin Lévrier applaudit.)
Source : senat.fr ↗
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