Malaise des policiers
Posée le 05/02/2026 • Ministère interrogé : Intérieur
Vincent Capo-Canellas UC
Sénateur — Seine-Saint-Denis
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 05/02/2026
M. le président. La parole est à M. le ministre de l'intérieur.
M. Laurent Nunez, ministre de l'intérieur. Monsieur le sénateur, votre question est très vaste, très large. Je tiens d'abord, en tant que ministre de l'intérieur, à apporter tout mon soutien aux forces de sécurité intérieure. Il se traduit d'abord par les moyens qui n'ont cessé de leur être attribués. Évidemment, on peut toujours faire plus ; évidemment, on ne fait jamais assez, mais je rappellerai, comme vous l'avez fait, que 12 500 emplois ont été créés depuis 2017 dans la police nationale.
J'ajoute que les crédits immobiliers ont été multipliés par deux, que des véhicules ont été achetés. Gérald Darmanin, vous vous en souvenez, avait lancé un plan qui a permis l'acquisition de 19 000 véhicules depuis 2020. L'an dernier, 3 300 véhicules ont été achetés. Nous mettons les moyens et nous allons bien évidemment continuer de le faire.
Je vous confirme que je défendrai un projet de loi sur la sécurité du quotidien, qui a été préparé par mon prédécesseur Bruno Retailleau et que le Gouvernement a repris à son compte, après un arbitrage en ce sens de Sébastien Lecornu. Ce texte contiendra un certain nombre de dispositions visant surtout à renforcer les sanctions encourues par les auteurs de plusieurs infractions qui causent beaucoup de désagréments à nos concitoyens. Je pense ainsi à l'usage de mortiers, à la participation à des rave-parties ou à des rodéos urbains, ainsi qu'aux refus d'obtempérer.
Je terminerai sur ce sujet et sur le soutien que nous devons aux membres de nos forces de sécurité intérieure, dont un nombre important ont été blessés ces jours derniers à la suite d'un refus d'obtempérer.
J'assume totalement la ligne que nous avons retenue : chaque refus d'obtempérer donnera lieu à des poursuites. Elle sera mise en oeuvre avec la plus grande vigueur, car il y va de l'autorité de l'État. Je le déclare avec force, car j'entends ici ou là dire que l'augmentation du nombre de refus d'obtempérer est un échec de l'État. Non, ce n'est pas un échec de l'État : l'État est présent sur le terrain, il répond par la force et par l'autorité à tous ceux qui ne respectent pas les injonctions de s'arrêter. Évidemment, nous allons poursuivre. Regardez les instructions en matière de poursuites il y a encore dix ou quinze ans : elles n'étaient certainement pas aussi fermes que celles que nous affichons aujourd'hui. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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