Gestion de la crise sanitaire dans les établissements scolaires
Gérard LahellecCRCE-K
Sénateur — Côtes-d'Armor
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 13/01/2022M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports. J'adhère, monsieur le sénateur, au début de votre question.
Vous avez tout à fait raison de rappeler à quel point l'école ouverte est un enjeu de santé publique autant que d'éducation pour nos enfants. Il existe notamment un enjeu de bien-être psychologique, ainsi que le souligne la Société française de pédiatrie depuis le début de la crise.
Au bout de deux ans, un consensus, qui n'existait pas au début, s'est établi sur cette question de l'école ouverte. Cette ouverture, il faut la mettre en œuvre sous certaines conditions.
Bien sûr, nombre de mesures ont été prises pour que l'école ouverte puisse exister, et nous avions abouti à une régulation qui fonctionnait encore au mois de décembre dernier. Mais il est exact de dire que le nouveau variant crée une réalité nouvelle, avec une contamination beaucoup plus forte. Cette réalité, les autres pays européens la connaissent aussi.
C'est pourquoi, vous le savez, nous avons pris la décision, à la lumière des préconisations du Haut Conseil de la santé publique, d'ajouter au test initial qui existait en décembre deux autotests.
J'entends les demandes qui s'expriment aujourd'hui à cet égard, de même que le Premier ministre a pris la mesure des situations complexes apparues la semaine dernière, notamment les files d'attente devant les pharmacies. En conséquence, nous avons décidé d'une nouvelle mesure, qui prévoit trois autotests. Ce nouveau dispositif permet d'assurer la sécurité sanitaire ainsi que d'atteindre l'objectif de l'école ouverte.
Il y a, bien sûr, d'autres choses à faire. Vous avez ainsi mis l'accent sur la question des postes.
Je rappelle qu'au début du mois de janvier la première inquiétude formulée par les uns et les autres concernait les remplacements de professeurs malades. Nous y avons répondu pour l'essentiel en procédant à des recrutements à hauteur de 6 000 équivalents temps plein (ETP), pour muscler nos viviers de remplaçants. Pour l'instant, cela fonctionne : autrement dit, nous n'avons pas d'énormes problèmes de remplacement, même s'il en subsiste néanmoins ; je m'étais d'ailleurs exprimé sur ce point ici même.
Pour qui concerne les autres sujets budgétaires que vous avez évoqués, je veux vous rassurer, monsieur le sénateur, en vous invitant à considérer le budget de l'éducation nationale pour 2022. Je vous rappelle que l'augmentation dudit budget sous ce quinquennat est la plus forte que l'on ait connue. Elle est notamment supérieure à celle qui avait été prévue sous le précédent quinquennat. Des suppressions de postes ne sont donc pas envisagées.
J'y insiste : sur l'ensemble du quinquennat, l'augmentation de 13 % du budget de l'éducation nationale nous permet de faire face à différents problèmes, dont celui du remplacement. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
M. le président. La parole est à M. Gérard Lahellec, pour la réplique.
M. Gérard Lahellec. Évidemment, monsieur le ministre, la situation appelle beaucoup d'humilité et de modestie, mais aussi beaucoup de solennité et de respect des revendications. Il faut que les réponses soient à la hauteur des enjeux.
L'école à des besoins nouveaux. Sachons relever ensemble ce défi ! (Applaudissements sur les travées du groupe CRCE et sur des travées du groupe SER.)
Source : senat.fr ↗
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