Situation économique
Emmanuel CapusLes Indépendants
Sénateur — Maine-et-Loire
La question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 27/01/2022Mme Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'économie, des finances et de la relance, chargée de l'industrie. Monsieur le sénateur Capus, comme vous le signalez dans votre introduction, la France a deux atouts : la croissance la plus forte et l'inflation la plus faible de la zone euro.
Cette situation favorable s'explique par une politique, celle du « quoi qu'il en coûte ». Cette politique, vous l'avez souligné, n'a pas été contestée. Surtout, elle a aidé à relancer la croissance, puisqu'elle a préservé l'outil de production et les compétences, ce qui a permis un redémarrage extraordinairement rapide.
Lors de la crise de 2008, les mesures prises avaient, certes, permis de sauver le système bancaire européen, mais elles avaient eu deux inconvénients.
D'une part, le chômage partiel étant trop bas, nous avions constaté une véritable hémorragie d'emplois : en particulier, 139 000 emplois avaient été supprimés dans l'industrie.
D'autre part, la fiscalité s'était alourdie trop rapidement, ce qui avait bloqué le rebond de la croissance.
Ayant appris de la gestion des crises passées, nous abordons cette situation de reprise dans les meilleures conditions possible.
Vous avez raison d'insister sur la dette. Je souligne, pour ma part, ce que l'économiste Paul Krugman a déclaré : la gestion de la crise en France, d'un point de vue économique, est une des meilleures du monde. D'ailleurs, l'Institut des politiques publiques nous dit que, si nous n'avions pas pris ces mesures, nous aurions accumulé dix points de PIB supplémentaires de dette.
Cette stratégie, que vous avez soutenue, a donc été la bonne. Comment ferons-nous, demain, pour gérer ce problème de dette ? De fait, 115 % du PIB, c'est évidemment beaucoup.
Nous devrons veiller à la crédibilité de la gestion de nos finances publiques. (M. Jérôme Bascher s'exclame.) Pour l'instant, les ministres des comptes publics qui se sont succédé, et le ministre de l'économie, ont toujours fait mieux que le budget qu'ils avaient annoncé. Au cours de cette mandature, nous sommes sortis de la procédure de déficit excessif qu'avait intentée la Commission européenne. Cette crédibilité limitera les conséquences d'une hausse des taux. (Protestations à droite. – Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. – Mme Colette Mélot et M. Emmanuel Capus applaudissent également.)
Source : senat.fr ↗
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