Enseignement des mathématiques
G Gérard LonguetLes Républicains Sénateur — MeuseLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 10/02/2022Mme Sarah El Haïry, secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, chargée de la jeunesse et de l'engagement. Monsieur le sénateur Longuet, ce qui est certain, c'est que les mathématiques sont absolument essentielles. (Ah ! sur les travées du groupe Les Républicains.)
Elles sont essentielles dans la vie de chaque citoyen. Nous partageons cette idée, mesdames, messieurs les sénateurs. Elles sont essentielles pour l'avenir scientifique de notre pays, pour notre technologie comme pour notre industrie. Sur ce point, nous sommes bien d'accord.
Les mathématiques vivent depuis trop longtemps un déclin dans notre pays. C'est pourquoi Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, a pris ce problème à bras-le-corps dès son arrivée. (Protestations sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Jean-François Husson. Non !
Mme Sarah El Haïry, secrétaire d'État. Sa volonté est d'augmenter le niveau général des élèves et d'approfondir les études scientifiques.
Monsieur le sénateur, vous m'avez posé une question très claire : comment ?
Cela passe d'abord par le plan mathématiques 2018-2022, qui a été lancé dès 2018, puis étendu, avec une formation continue des professeurs, des référents mathématiques, des guides et des ressources, ainsi qu'un programme clarifié de la maternelle jusqu'en sixième.
Les évaluations nationales permettent ensuite d'avoir une idée très précise du niveau. Il ne faut en effet pas mettre la poussière sous le tapis.
Citons également les classes dédoublées, que vous connaissez.
C'est un long chemin qui est engagé, c'est vrai. Dans ce long chemin, monsieur le sénateur, le nombre d'heures consacrées aux mathématiques a été augmenté à l'occasion de la réforme du lycée. En effet, lorsque l'on choisit la spécialité mathématiques, le nombre d'heures consacrées à cette matière passe de huit à neuf par semaine.
En réalité, les élèves sont un peu plus nombreux, car ils sont plus de 51 000 à choisir cette option, contre 49 000 auparavant.
Pour aller chercher ce goût, cette passion, cet engagement pour les mathématiques, il y a en outre une nouveauté : les licences sciences et humanités, qui visent à recréer de l'attractivité pour le monde scientifique et les mathématiques.
Monsieur le sénateur, vous le savez, le ministère reste également très ouvert à des aménagements futurs. Des consultations sont lancées. L'objectif est là : accompagner les élèves, accompagner les forces vives de notre pays en renforçant l'enseignement des mathématiques. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Un sénateur du groupe Les Républicains. Bla-bla-bla…
Source : senat.fr ↗
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