Pénurie de paracétamol pédiatrique
A Annick JacquemetUC Sénatrice — DoubsLa question
✓ Réponse du gouvernement
Publiée le 08/12/2022M. François Bonhomme. Ministre des bobards !
M. Roland Lescure, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, chargé de l'industrie. Madame la sénatrice Jacquemet, je vous prie de bien vouloir excuser le ministre de la santé, qui a dû s'absenter.
Vous l'avez dit, cette pénurie est mondiale. Elle est liée à la volatilité de la consommation de médicaments en général, et de paracétamol en particulier. En effet, la crise de la covid-19 a modifié de manière importante les comportements de consommation et la répartition de la distribution entre la ville et l'hôpital.
La France a été parmi les pays les plus rapides à réagir, grâce au système d'alerte Trustmed, qui nous a permis d'identifier des tensions très tôt et de prendre des décisions, notamment l'interdiction de l'exportation et le passage privilégié par les grossistes répartiteurs, ce qui permet d'assurer du mieux possible la distribution dans les pharmacies. Cependant, dans certains cas particuliers, cela n'empêche pas certaines pharmacies d'être en rupture de stock.
J'y insiste, nous ne sommes pas face à une pénurie globale de Doliprane, quelle que soit sa forme. (Exclamations sur les travées du groupe Les Républicains.)
M. Bruno Belin. Si !
M. Roland Lescure, ministre délégué. Dans certaines pharmacies, c'est vrai, le Doliprane pédiatrique vient à manquer.
J'encourage donc les patients à la recherche de Doliprane pour enfants à se rendre dans plusieurs pharmacies. Par ailleurs, nous avons eu la confirmation par les industriels que, s'agissant de ce produit, qui est conditionné en flacon, le problème venait essentiellement des fournisseurs de verre, mais que la situation s'améliorait. La solution est donc proche.
À moyen terme, l'enjeu est de relocaliser la production.
M. Hussein Bourgi. Demandez à Sanofi !
M. Roland Lescure, ministre délégué. C'est ce que nous faisons, notamment à travers un projet d'usine de production de paracétamol à Grenoble, piloté par Seqens, et non par l'entreprise que vous venez de mentionner, monsieur le sénateur.
Nous travaillons pour que, de nouveau, la France soit un pays de production, de consommation et, pourquoi pas, d'exportation de médicaments. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI.)
Source : senat.fr ↗
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